jeudi 30 mai 2019

Puisqu'on parle de photographie...



... Il se trouve que cette semaine, j'ai remporté un mini deuxième prix dans l'établissement scolaire où je travaille, avec cette image saisie un jour de grand gel aux étangs de Bressey, non loin de Dijon. 
Miroir, mon beau miroir... 

Narcisse serait-il un oiseau ?

mardi 28 mai 2019

Dessiner et photographier


Il m'a parfois été reproché, après que j'ai publié mon essai Les bonheurs de l'aquarelle, d'avoir fait le procès de la photographie. D'avoir été méprisante envers les photographes. D'avoir célébré l'aquarelle aux dépens de l'art photographique. 
C'est bien mal m'avoir lu (ou alors je m'étais vraiment mal exprimée, ce qui est tout à fait possible) : non seulement j'aime la photo mais je m'y essaie, en amateur, autant que faire se peut. J'ai souffert de ces reproches qui ont parfois pris la forme d'attaques, certain-e-s ne se rendant pas compte que ce qu'on écrit seul face à son écran sera lu par des "vrais" gens dans une "vraie" vie

Cet épisode déjà ancien (le livre est paru en 2009) m'est revenu en mémoire alors que je bouclais ce matin le petit carnet entamé hier sur une des plus jolies places de Dijon en compagnie de quelques apprentis carnettistes (voir le post précédent). Arrivée avec une heure d'avance pour profiter du bon de l'air, je les avais attendus à la terrasse d'un café, heureuse de savourer la lumière dorée et ce temps libre impromptu de dessin pour moi-même.


Il y avait les pigeons, les fleurs de paulownia, quelques jeunes finissant une nuit de bamboche vautrés au soleil sur la pelouse. Il y avait les demoiselles des magasins se hâtant vers leur travail, un balayeur plein d'balai comme dans la chanson. Il y avait un café crème et le sourire amical de Laura la serveuse. Il y avait le chant du crayon sur la page, les yeux plissés pour évaluer les proportions, le plaisir de faire quelque chose d'absolument inutile.



C'était absolument gratuit, absolument délicieux. Et je tire un plaisir totalement disproportionné d'avoir "sauvé" pour ma mémoire cette demi-heure de ma vie, par la grâce de quelques gouttes de couleur sur une feuille. Et d'une manière qu'aucune photographie, en ce qui concerne mes faibles capacités, ne saura jamais atteindre. 


 
C'est moi, ma manière de toucher le monde, ma manière de m'y poser parfois pour l'aimer un peu. Et ça me plaît, et j'ai envie de le partager. Je n'ai jamais rien voulu dire d'autre. Il n'y a pas de hiérarchie et le mépris n'est pas un sentiment dont je serais coutumière. On n'est pas forcés de choisir ! Ce que certains atteignent par la photographie (l'art de sauver le temps, le plaisir, la mémoire...), moi c'est l'aquarelle qui me le donne. Voilà.

Une question me vient : n’y aurait-il pas le même rapport entre dessiner et prendre une photo qu’entre aller à pied et prendre sa voiture ? Il s’agit à chaque fois de revenir au plus près de l’humain, de le désencombrer un peu de ses prothèses techniques. De s’en tenir à ses capacités propres — ses muscles, sa main, son œil. Dans les deux cas : ralentissement. Tant il est vrai que toute une part du progrès vise à gagner du temps. Il ne s’agit pas de honnir la modernité mais de réaliser, peut-être, que celle-ci ne devrait en rien modifier ce qui fait un homme — ou un pissenlit. Temps d’ouverture. L’instantané photographique, apte à tout capter du monde en un centième de seconde, ne remplacera jamais le temps long du dessin qui dans ses traits emprisonne, en même temps que ce jardin explosant de rosiers, les trente minutes passées à le dessiner, un peu du mois de juin, une fraction de l’histoire du monde, une demi-heure de ma vie baignée dans le parfum des roses."
 
(Les bonheurs de l'aquarelle, petite invitation à la peinture vagabonde, Transboréal, 2009)  
 

dimanche 26 mai 2019

Dix carnets pour un samedi au soleil




On prévoyait de la pluie : on a eu un temps magnifique ! Hier avait lieu le stage dijonnais "une journée, un carnet" de l'Atelier Bleu. Le musée des Beaux-Arts ayant rouvert la semaine dernière, dans un environnement restauré, c'"était l'occasion de baguenauder autour de notre merveilleux palais des Ducs et des États (dans lequel se trouve ledit musée, un des plus beaux de France, ceci dit sans chauvinisme aucun)


Nous étions une dizaine, et il s'agissait d'apprivoiser le format leporello, avec pour défi, dans la mesure du possible, de remplir le recto du carnet en une journée : qui dit "carnet de voyage" dit rapidité et fluidité, ça fait partie du jeu, et du style !



 Chacun son carnet, chacun sa manière de rendre compte du moment passé, de la beauté des vieilles pierres et de la complexité de l'architecture. 





A la fin de la journée, on compare, on discute et surtout on admire (même quelques touristes : on aurait dû mettre un chapeau). Bien sûr il reste un peu de travail, ce sera le plaisir des finitions à l'atelier, ou l'occasion de revenir. Une manière aussi de s'entraîner peut-être un peu en vue du rassemblement national des Urban Sketchers, qui se tiendra à Dijon le week-end prochain (voir ICI pour plus de renseignements). On attend jusqu'à 500 fanatiques de dessin en plein air. Venez voir !




Merci à Anne, Annick, Brigitte, Christine, Isabelle, Carole, Hélène, Simone, François et Pierre pour leur créativité et leur enthousiasme. Et rappelez-vous : la meilleur façon de progresser (la seule, en fait) c'est de se lancer, de faire et de refaire, et au passage de déguster ces petits moments au soleil, en compagnie d'un beau sujet et de quelques pigments (et d'un ou deux pigeons, aussi). A bientôt !

mercredi 22 mai 2019

Rattrapage


 Un temps maussade, un manuscrit enfin rendu ? 
Et hop : j'en profite pour  rattraper un peu de mon retard en ce qui concerne le défi "Façon de Parler". 
J'ai même fait celui de la prochaine fois, c'est vous dire ! 

Il m'en reste encore deux à rattraper et je serai au point. Ouf !

Plaisir de deviner, dans les pages qui s'empilent, le carnet relié qui bientôt va naître...



lundi 20 mai 2019

Neuf manières de déguster les pissenlits



Est-ce le temps qui vous déprime, ou le sujet qui était un peu macabre, j'en conviens ? 
Mes "pissenlits par la racine" n'ont motivé que quelques courageux. 
Mais voici des interprétions encore une fois pleines d'imagination et d'humour. 
Pour la peine, j'ai fait mes devoirs également !


Jean-Claude de Saône-et-Loire

Virginie

Serge de Dijon

Denise de Dijon

Mounia de Toulouse

Patrice de Dijon

Christine de Beaune

et moi

On  continue, on ne lâche rien ! Il reste encore deux légumes et on arrêtera là pour la série, avec une pause bienvenue pour l'été. 
On aura donc pu parcourir cette année : 
- 5 expressions à base de fruits
- 5 expressions à base d'animaux
- 5 expressions à base de légumes

Vous pouvez les retrouver en cliquant en bas de ce post sur le tag "défi façon de parler". Vous pouvez toujours rattraper votre retard : j'ai passé mon dimanche grisounet à relever quatre défis en retard. je rajoute au fur et à mesure ce qui m'est envoyé.

Et vous avez quinze jours pour réfléchir à la manière d'illustrer l'expression (fameuse à l'arrière de tous les cars scolaires de France et de Navarre) :

Appuyer sur le champignon ! 

Rendu des copies pour le dimanche 2 juin au soir, publication des résultats le 3 au matin.

vendredi 17 mai 2019

Une belle affiche pour une belle rencontre



Je reçois ce jour la délicate affiche du festival Livres au jardin auquel j'aurai le plaisir de participer en juin, dans le très beau village de Flavigny-sur-Ozerain (Côte d'Or) : elle est due à l'artiste Emma Giuliani, dont j'avais adoré le livre pop-up Voir le Jour, paru aux éditions des Grandes Personnes.


L'occasion pour moi de vous inviter à aller découvrir cette petite merveille de poésie, par exemple sur le site de l'éditeur, ICI.

Je serai à Livres au Jardin toute la journée du dimanche 9 juin. Je vous recevrai dans un joli jardin, avec livres, tableaux et carnets de croquis...  
Et si vous n'êtes pas en Côte d'Or (ce qui peut arriver aux meilleurs d'entre nous) vous êtes peut-être parisiens ? Je serai le vendredi 7 juin en dédicace au Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice, de 15h à 17 h sur le stand de l'Atelier des Noyers (Bourgogne).
 



jeudi 9 mai 2019

Exposition collective en Belgique ce week-end


Ce week-end, j'expose à La Hulpe, près de Bruxelles, 
dans le cadre de la manifestation Parcours d'Artistes. 


Venez vous promener à la recontre des artistes en divers lieux de la ville.
Vous pourrez retrouver quelques-unes de mes aquarelles à l'académie de musique. 
J'y serai le samedi, et il y aura plusieurs concerts.

L'amie Marie-Eve Ronveaux sera là aussi, en tant que photographe, 
et avec son violoncelle (concert le dimanche après-midi).

A bientôt, peut-être ?...



lundi 6 mai 2019

Treize manières de se raconter des salades

Christine M. De Fontaine-Française

Est-ce parce que le temps est à la pluie ?
C'est la fête aux escargots, aux lapins, aux jardiniers,
à Donald Trump, au royal baby... et à Pinocchio ! 
Voici donc, amis menteurs, aquarellistes et végétariens, diverses façons de se raconter des salades. 

Marie de Dijon
Jean-Claude de Saône-et-Loire

Denise de Dijon
Odile d'Urcy

Patrice de Dijon

Serge de Dijon

Christine de Beaune

Virginie
Ariane de Côte d'Or

Mounia de Toulouse
Gilles de Dijon

et moi


Je rappelle aux retardataires éventuels que je mets à jour les articles au fur et à mesure que vous m'envoyez vos défis, même tardivement (et ce n'est pas des salades !).

Pour la prochaine fois, je vous propose d'exercer votre créativité sur l'expression suivante (très à la mode dans mon jardin où les fleurs jaunes ont définitivement pris le pouvoir) :

Les pissenlits par la racine.

Copies à rendre pour le dimanche soir 19 mai.
rendez-vous lundi 20 mai sur le blog pour les résultats.

A bientôt !