lundi 17 juin 2019

This is the end, my friend...

Bravo aux courageux finalistes qui franchissent sur le fil la ligne d'arrivée de ce Défi "façon de parler" en quinze étapes consacrées aux expressions de la langue française. 

Très logiquement, la dernière expression légumière à illustrer était "la fin des haricots". Que voici, sortie de l'imagination de : 

Virginie

Serge de Dijon


Christine de Beaune

Marie de Dijon


Denise de Dijon

Patrice de Dijon

Jean-Claude de Saône-et-Loire

Mounia de Toulouse

Ayé ! Yen-a-pu des défis ! Repos pour tout le monde, bravo et merci à toutes celles et ceux qui ont participé depuis l'automne dernier, et profitez bien de l'été pour vous remettre les neurones en place : il se pourrait que j'ai de nouvelles idées à la rentrée ! 



Merci à Marie, Christine, Denise, Emilie, Mounia, Virginie, Chantal B., Chantal S., Agnès, Stéphanie, Catherine, Corinne, Marion, Odile, Tricot Rayé, Brizou, Mylène, Christiane, Brigitte, Claire, Nathalie, Serge, Patrice, François, Jean-Claude, Gilles, Daniel et Patrick.

 

samedi 15 juin 2019

Rattrapage (2)


Je continue (et j'achève) de rattraper mon retard en matière de petits carnets marrants. je vous rappelle que le dernier des quinze défis Façon de parler, "la fin des haricots", sera publié lundi matin. Et bien voilà (attention : second degré) : vive la pluie, qui permet d'annuler des stages ! J'ai pu réaliser mes pages en retard, taquiner l'éléphant, bidouiller le coq (et l'âne), et même... signer la fin des haricots pour lundi (mais ça vous le verrez lundi) !


La première séance de rattrapage avait eu lieu ICI.

jeudi 13 juin 2019

Le petit marché des mots

Je suis de retour du marché de la Poésie, et comme d'habitude, je reviens le sac plein à craquer de trouvailles et de coups de coeur que je n'aurais pu en aucun cas envisager de ne pas ajouter à ma bibliothèque. En voici une petite sélection, pour vous donner envie. Vous noterez mon goût pour les livres objets et les formats insolites. A chaque fois, vous pouvez cliquer sur le nom de l'éditeur pour accéder à son catalogue.

• Aux éditions du Petit Flou, quelques trésors sous enveloppe imprimés, montés et cousus à la main par Fabrice Feuilloley sur du papier qu'il fabrique lui-même. La Québécoise Denise Désautels (publiée entre autres à l'Atelier des Noyers), l'incontournable Thomas Vinau et, pour la découverte, Richard Rognet.


• Aux très belles et très classiques éditions Cheyne, deux opus à tonalité paysagère de Jacques Vanderschrick et d'Hubert Voignier.


• Paru aux éditions de la Clé à Molette, un leporello très fantasque de Pierre Fraenkel, "le plus grand poète de l'univers connu" :


• Aux éditions Apeiron, La chose la plus difficile, un petit objet délicieux conçu par Stefano et Francesca Faravelli (les amateurs de carnets de voyage connaissent bien l'immense talent de Stefano) :


 • A l'Atelier du Hanneton, que je connaissais pour avoir publié le magnifique Demain je me lève de Bonheur, extraits du Journal d'une vieille, de Claire d'Aurélie (ami-e-s qui aimez ce que j'aime, lisez ce livre), un très beau recueil de "fiches poétiques" signé LiL : 


• Et enfin, sorti des presses des éditions Aencrages (nos voisines de France-Comté), un "placard" issu du très recommandable, hilarant et décoiffant 22, placards, de Jacques Rebotier qui, dorénavant punaisé dans mon entrée, vous fournira en quelques lignes une méthode simple et sans douleur pour sauver le monde.


Me voici le coeur réjoui, le porte-monnaie allégé et les rayonnages un peu plus encombrés : bref, le bonheur ! 
J'espère que ça vous donnera des idées...

 

lundi 10 juin 2019

Aux jardins...


Il fallait tourner à droite après la fabrique d'anis, suivre le petit sentier bordé de campanules, dépasser le rosier odorant et pousser la grille rouillée. Au bout de l'allée de buis, veillé par quelques lavandes géantes se lovait, parmi les vieilles pierres des maisons de Flavigny, le jardin de Peter et Brigitt. Chanceuse que je suis, j'ai été invitée à le  faire mien pour la journée.


 
Un lieu pour la peinture et la poésie, un temps pour l'échange et la rencontre. 
Amis et inconnus s'y sont succédés tout au long de la journée.



C'était à Flavigny-sur-Ozerain le week-end dernier. C'était la première édition de Livres aux Jardins, festival poétique et fleuri créé par Romain, le magnifique et rêveur libraire de La Colline (il faut, pour ouvrir une librairie indépendante aujourd'hui, particulièrement en milieu rural, être magnifique et rêveur). Merci à toi. On espère qu'il y en aura plein d'autres, des journées comme celle-ci, entre pivoines, iris et confidences. 


dimanche 9 juin 2019

Morning glory


Il y a des jours où prendre son petit déjeuner dans le murmure d'une cantate de Bach, en compagnie d'un soleil et de deux campanules suffit à vous emplir le coeur de beauté pour la journée.
Beau dimanche à vous.

mercredi 5 juin 2019

Un peu d'actu littéraire et artistique

Il fait beau, l'été se profile : les stages d'été aussi. 
Les stages bourguignons (Auxois, Clunysois, Puisaye) sont tous complets.

Il reste en revanche quelques places au château de Joviac (près de Montélimar) 
pour la sessionde stages organisée du 29 juin au 7 juillet par la dynamique association "Rochemaure-Aquarelle" : Yvonne Ferrero, Anne Christophe, Adrian Coppola, Cesc Farre, Emmanuel Blot, Cao Bei-An, Amit Kapoor, Franck Hereté ... et moi.
N'hésitez pas à aller faire un tour sur leur site (cliquez ICI) pour découvrir toutes les propositions ! 


Je vous rappelle par ailleurs les deux rendez-vous du prochain week-end : 

• je serai vendredi 7 juin au marché de la Poésie place Saint-Sulpice à Paris (dédicaces dans l'après-midi)

• je serai dimanche 9 juin toute la journée à "Livres au Jardin", à Flavigny-sur-Ozerain.


lundi 3 juin 2019

"Chauffeur, si t'es champignon..."


Jean-Claude de Saône-et-Loire

La manière d'appuyer sur le champignon, si elle ne fait pas l'unanimité, remporte néanmoins une confortable majorité au parlement des Releveurs de Défis : il s'agit globalement de chausser une chaussure colorée et d'y aller mollo ! 

Mounia de Toulouse

Christine de Beaune

Serge de Dijon

Marie nous livre l'explication  scientifique de la chose :

Marie de Dijon

Tandis que Denise y voit une occasion de décrocher la lune :

Denise de Dijon

 Et si on y allait plutôt avec les mains ?
Ouille : ça fait mal !

Virginie

Patrice de Dijon

et moi.

Pour conclure ce défi à base de 5 fruits et légumes (par jour ?), je vous propose une conclusion qui s'imposait. Vous avez jusqu'au 16 juin au soir pour me trouver la manière la plus charmante / drôle / décalée / cocasse / pédagogique... d'illustrer l'expression : 

La fin des haricots ! 

Bonne semaine à tous, bravo aux travailleurs et à bientôt.


jeudi 30 mai 2019

Puisqu'on parle de photographie...



... Il se trouve que cette semaine, j'ai remporté un mini deuxième prix dans l'établissement scolaire où je travaille, avec cette image saisie un jour de grand gel aux étangs de Bressey, non loin de Dijon. 
Miroir, mon beau miroir... 

Narcisse serait-il un oiseau ?

mardi 28 mai 2019

Dessiner et photographier


Il m'a parfois été reproché, après que j'ai publié mon essai Les bonheurs de l'aquarelle, d'avoir fait le procès de la photographie. D'avoir été méprisante envers les photographes. D'avoir célébré l'aquarelle aux dépens de l'art photographique. 
C'est bien mal m'avoir lu (ou alors je m'étais vraiment mal exprimée, ce qui est tout à fait possible) : non seulement j'aime la photo mais je m'y essaie, en amateur, autant que faire se peut. J'ai souffert de ces reproches qui ont parfois pris la forme d'attaques, certain-e-s ne se rendant pas compte que ce qu'on écrit seul face à son écran sera lu par des "vrais" gens dans une "vraie" vie

Cet épisode déjà ancien (le livre est paru en 2009) m'est revenu en mémoire alors que je bouclais ce matin le petit carnet entamé hier sur une des plus jolies places de Dijon en compagnie de quelques apprentis carnettistes (voir le post précédent). Arrivée avec une heure d'avance pour profiter du bon de l'air, je les avais attendus à la terrasse d'un café, heureuse de savourer la lumière dorée et ce temps libre impromptu de dessin pour moi-même.


Il y avait les pigeons, les fleurs de paulownia, quelques jeunes finissant une nuit de bamboche vautrés au soleil sur la pelouse. Il y avait les demoiselles des magasins se hâtant vers leur travail, un balayeur plein d'balai comme dans la chanson. Il y avait un café crème et le sourire amical de Laura la serveuse. Il y avait le chant du crayon sur la page, les yeux plissés pour évaluer les proportions, le plaisir de faire quelque chose d'absolument inutile.



C'était absolument gratuit, absolument délicieux. Et je tire un plaisir totalement disproportionné d'avoir "sauvé" pour ma mémoire cette demi-heure de ma vie, par la grâce de quelques gouttes de couleur sur une feuille. Et d'une manière qu'aucune photographie, en ce qui concerne mes faibles capacités, ne saura jamais atteindre. 


 
C'est moi, ma manière de toucher le monde, ma manière de m'y poser parfois pour l'aimer un peu. Et ça me plaît, et j'ai envie de le partager. Je n'ai jamais rien voulu dire d'autre. Il n'y a pas de hiérarchie et le mépris n'est pas un sentiment dont je serais coutumière. On n'est pas forcés de choisir ! Ce que certains atteignent par la photographie (l'art de sauver le temps, le plaisir, la mémoire...), moi c'est l'aquarelle qui me le donne. Voilà.

Une question me vient : n’y aurait-il pas le même rapport entre dessiner et prendre une photo qu’entre aller à pied et prendre sa voiture ? Il s’agit à chaque fois de revenir au plus près de l’humain, de le désencombrer un peu de ses prothèses techniques. De s’en tenir à ses capacités propres — ses muscles, sa main, son œil. Dans les deux cas : ralentissement. Tant il est vrai que toute une part du progrès vise à gagner du temps. Il ne s’agit pas de honnir la modernité mais de réaliser, peut-être, que celle-ci ne devrait en rien modifier ce qui fait un homme — ou un pissenlit. Temps d’ouverture. L’instantané photographique, apte à tout capter du monde en un centième de seconde, ne remplacera jamais le temps long du dessin qui dans ses traits emprisonne, en même temps que ce jardin explosant de rosiers, les trente minutes passées à le dessiner, un peu du mois de juin, une fraction de l’histoire du monde, une demi-heure de ma vie baignée dans le parfum des roses."
 
(Les bonheurs de l'aquarelle, petite invitation à la peinture vagabonde, Transboréal, 2009)  
 

dimanche 26 mai 2019

Dix carnets pour un samedi au soleil




On prévoyait de la pluie : on a eu un temps magnifique ! Hier avait lieu le stage dijonnais "une journée, un carnet" de l'Atelier Bleu. Le musée des Beaux-Arts ayant rouvert la semaine dernière, dans un environnement restauré, c'"était l'occasion de baguenauder autour de notre merveilleux palais des Ducs et des États (dans lequel se trouve ledit musée, un des plus beaux de France, ceci dit sans chauvinisme aucun)


Nous étions une dizaine, et il s'agissait d'apprivoiser le format leporello, avec pour défi, dans la mesure du possible, de remplir le recto du carnet en une journée : qui dit "carnet de voyage" dit rapidité et fluidité, ça fait partie du jeu, et du style !



 Chacun son carnet, chacun sa manière de rendre compte du moment passé, de la beauté des vieilles pierres et de la complexité de l'architecture. 





A la fin de la journée, on compare, on discute et surtout on admire (même quelques touristes : on aurait dû mettre un chapeau). Bien sûr il reste un peu de travail, ce sera le plaisir des finitions à l'atelier, ou l'occasion de revenir. Une manière aussi de s'entraîner peut-être un peu en vue du rassemblement national des Urban Sketchers, qui se tiendra à Dijon le week-end prochain (voir ICI pour plus de renseignements). On attend jusqu'à 500 fanatiques de dessin en plein air. Venez voir !




Merci à Anne, Annick, Brigitte, Christine, Isabelle, Carole, Hélène, Simone, François et Pierre pour leur créativité et leur enthousiasme. Et rappelez-vous : la meilleur façon de progresser (la seule, en fait) c'est de se lancer, de faire et de refaire, et au passage de déguster ces petits moments au soleil, en compagnie d'un beau sujet et de quelques pigments (et d'un ou deux pigeons, aussi). A bientôt !