mercredi 4 décembre 2013

Laissez parler les p'tits papiers


•  Prenez un morceau de papier, tracez une ligne d'horizon à un tiers du bas et mouillez-le. 
• Placez quelques taches de couleurs claires (2 ou 3 maximum) pour figurer un ciel mais sans vous arrêter à la ligne d'horizon : oui, oui, le ciel va de haut en bas de la feuille.
• Renforcez le haut.
• A sec, superposez en 4 ou 5 couches des silhouettes de montagnes de plus en plus foncées.
• Dans la partie inférieure, placez des reflets. 
• A sec, figurez de façon abstraite quelques herbes en premier plan, avec la plus intense des couleurs utilisées pour la montagne.


Voici l'exercice à laquelle nous nous sommes livrés deux lundis de suite avec le groupe des débutantes. La première semaine, des résultats souvent décevants m'ont conduite à quelques considérations sur l'importance d'une qualité correcte de papier. Du coup, une semaine plus tard, j'ai proposé à chacune une feuille Sennelier grain fin 300 g. 


Les mérites du papier 100 % coton quand on travaille dans le mouillé ne sont plus à souligner,... ou peut-être que si, justement. Les débutants rechignent souvent à investir dans un papier (forcément) plus cher pour leurs exercices d'apprentissage. Ils ont tort car une partie de la maladresse n'est due en réalité qu'à un papier de mauvaise qualité. 


Vous avez des doutes ? Essayez !  Pas besoin pour ça d'acheter un bloc : dans une feuille format raisin (5,9 euros chez mon fournisseur habituel), je coupe 6 feuilles. 
Et n'oubliez pas : Il faut déjà être  expérimenté pour tirer de bonnes choses d'un papier médiocre !

Quel papier, alors ? A titre personnel, j'apprécie beaucoup le papier de chez Sennelier, (qui a cependant le défaut contrariant de ne pas être toujours très fiable, certaines feuilles ayant ces derniers mois présenté des irrégularités pénibles), grain fin ou grain torchon selon le résultat souhaité, toujours en 300g/m2. J'aime moins l'Arche, excellent également, qui présente cependant selon moi l'inconvénient de trop fondre les couleurs, d'atténuer les contrastes quand c'est précisément ce que je cherche à obtenir. J'achète toujours mes feuilles à l'unité, et j'aimerais bien qu'un jour, quelqu'un m'explique pourquoi, - ce qui n'est marqué nulle part - le papier des blocs n'est pas le même que le papier des feuilles, bien que vendu sous la même dénomination.



9 commentaires:

  1. Le papier Sennelier torchon ne semble plus présenter de défaut depuis qu'ils ont revus leur production. Ce qui nous a couté une interruption de production cet été. Tu en as d’ailleurs été très affectée.

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  2. J'ai également l'impression qu'une partie des problèmes est due à un mauvais vieillissement (une feuille trop longtemps stockée perdrait ses qualités et gagnerait des défauts). Tout ceci est trop empirique pour mon goût... Mais pour le moment je garde ce papier-ci, avec une préférence, ces temps derniers, pour le grain fin.

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  3. Super ce pas à pas ... ainsi que toutes ces considérations sur l'importance de la qualité du papier ! Moi-même, j'ai vite vu la différence entre mon 1er bloc de Dayler-Rowney et les feuilles Sennelier ou Arches... et mon budget aussi ! Mais "quand on aime, on ne compte pas" comme on dit. Quoique, je suis tout de même contente d'avoir pu tester le bloc de chez Dalbe, que je trouve effectivement très bien pour s'entraîner ! Merci Anne de me l'avoir fait découvrir ! Et merci pour la dernière séance sur les drapés avec "la vieille femme dans le brouillard" : je l'ai fini hier, et j'en suis assez contente (ça fera certainement un petit billet dans mon blog pour que vous puissiez voir) !

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  4. Le format Raisin. C'est drôle comme nom. En faisant quelques recherche, j'ai vu qu'il existait bien d'autre termes étonnants pour désigner des formats de papier, comme Jésus, Soleil, Univers ou encore Cloche...

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    1. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'y a pas qu'en Bourgogne qu'on trouve le format Raisin
      (dans le Bordelais, on en trouve aussi...)

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    2. On en trouve même en Bretagne, alors qu'ici on devrait avoir un format chou-fleur...

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    3. ou un format crêpe !!!!
      C'est vrai que le choix du papier est important. Au début, on hésite devant le prix et on le regrette. J'aime l'arches, grain fin ou torchon, son coté dur, rugueux, sa capacité à accepter les superpositions de lavis, mais il est vrai qu'il terni les couleurs en séchant. Et il n'est pas aussi blanc que le Sennelier.

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  5. — Ça c'est une leçon ! Merci Anne. (Up)

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