dimanche 29 décembre 2013

Transmettre



Jusqu'à présent, il y avait dans la famille UNE boite d'aquarelle. 
Depuis mercredi (petit détour par le pied du sapin), une deuxième a fait 
son apparition.

Quelques jours de transmission, de tante à nièce : Lola a douze ans et de la patience plein les mains pour découvrir les jeux de l'eau. 
Pour mon plus grand bonheur...



A elle comme à ceux et celles qui débutent, pleins d'enthousiasme, 
avec une belle envie de créer, je souhaite toute la joie des couleurs, 
toute la magie des pigments.

(message privé : Lola, pour quand tu passeras sur ce blog, je te fais plein de bisous !)

 

mercredi 25 décembre 2013

Joyeux Noël à tous !



Je vous souhaite à chacun et chacune un Noël 
de lumière, de chaleur, de joie et de douceur.

samedi 21 décembre 2013

De l'hiver à l'été



Début juillet lors du premier stage à la Chandoline, nous avons passé une matinée à peindre, fenêtre grande ouverte sur la prairie, tandis que de l'autre côté du chemin, un voisin muni d'un râteau de bois traçait de longues arabesques de foin frais qui en mettaient en valeur le relief du pré.

L'hiver arrive : de ma moisson d'images et de souvenirs je tire de quoi ressusciter les jours d'été. A ma table, pour quelques heures, c'est de nouveau la fenaison.




jeudi 19 décembre 2013

Pas à pas de Noël


Comme promis, un petit pas à pas tout simple 
pour vos cartes de voeux cette année. 


Il pleut, il fait gris ? 
Allez hop : on va manger de la couleur !


1 - Le dessin : 

-Une boule de Noël, c'est rond ! Compas ou verre dont on fait le tour, mais pas de trou dans la feuille, sinon la couleur va s'y concentrer.

-Une boule de Noël c'est brillant : on marque l'endroit de l'éclat maximal qui restera blanc, pour être sûr de ne pas y toucher.



2 - Les couleurs :

- Avez vous bien préparé vos couleurs à l'avance ? La rapidité d'exécution est primordiale. 3 ou 4 nuances du clair au foncé, ou du rose au violet, ou toute autre nuance qui vous tente. 

- La mise en couleur est d'abord une mise en eau : on mouille (bien)  toute la sphère, sauf l'éclat blanc et la limite (très mince) entre la boule et l'attache.  

- Une ou deux gouttes de couleurs dans l'eau, on "peint" le moins possible, on accompagne juste la diffusion du pigment dans l'eau avec la pointe du pinceau.

- On ajoute peu à peu des couleurs plus intenses (moins d'eau) puis plus foncées en prenant bien soin de conserver l'irrégularité de répartition qui caractérise la boule de Noël. Il y a généralement plusieurs éclats de lumière. 

- on n'hésite pas (en fonction de la qualité du papier) à tamponner à certains endroits avec le chiffon pour rouvrir des blancs, notamment ménager une zone claire autour de l'éclat principal réservé au départ.

- Au fur et à mesure que l'eau s'évapore, on peut mieux contrôler la pose des couleurs. Les touches les plus foncées ont tendance à s'étirer, soulignant une portion du contour de la sphère. L'attache est également plus foncée d'un côté que de l'autre.


3 - Les finitions :

Il est possible de devoir retoucher la boule à sec si les couleurs se sont trop affadies ou unifiées au séchage. Là encore tout dépend du papier. N'hésitez pas à mettre des couleurs intenses au départ, on perd environ 25 % de l'éclat au séchage.

- Le fil, bien droit (tracé préalablement au crayon et à la règle) et qui passe par le centre de la boule, est tracé à l'encre noire. On gomme les traits de crayon quelques heures après pour un séchage absolu.

- Si on rajoute un texte, il n'est pas humiliant et réservé aux enfants de recourir à des lignes tracées à la règle ! 


Maintenant, amusez-vous : jouez avec les couleurs, le nombre et la taille des sphères. Produisez en série !  Au passage, vous aurez fait un bon exercice de connaissance des couleurs et du travail dans l'humide.


 






mercredi 18 décembre 2013

Avant / Après

 AVANT...
 il y a le plaisir de choisir mon sujet, de tailler le papier au bon format, et, ayant tracé  le dessin en gris clair, de choisir longuement et savamment 
mes couleurs.

 

APRÈS...
 c'est le plaisir du résultat , un objet nouveau sorti de mes mains, cet assemblage de touches, de couches, de couleurs, de coulures et d'auréoles duquel surgissent un paysage et un moment qui me tenaient à coeur.


Contrastes, détails, reflets... Les derniers ajustements prendront du temps, peut-être. Mais ce matin j'ai sous les yeux ce que j'avais dans le coeur : 
le pré devant ma fenêtre, à la Chandoline, 
par un petit matin de juillet.



mardi 17 décembre 2013

Rouge



Rouges sur la neige, aussi rouges qu'était bleue la chaîne des Alpes à l'horizon (dans mon post précédent), quelques cynorhodons saisis par le gel.
C'était dimanche, toujours, lors de la première sortie raquettes de l'hiver, 
en vadrouille du côté des Fourgs (Jura).


lundi 16 décembre 2013

Bleu

Pas de peinture ce dernier week-end, mais une provision d'air, de couleurs, de lumières et d'images pour les longs soirs d'hiver...


vendredi 13 décembre 2013

Il y a du Noël dans l'air


En ce moment j'ai un peu de mal avec le temps : je ne sais pas pourquoi mais il m'en manque souvent des bouts ! 
Néanmoins et sous la pression populaire tout autant que bretonne, j'ai laissé 
de côté quelques corvées pour faire le défi de la semaine : Charlotte, un peu en avance, nous suggérait de dessiner Noël


Voilà qui est fait et je suis bien contente d'avoir pris le temps de m'y mettre.


• Pour découvrir ce qu'en auront fait les autres participants, c'est dès ce soir sur le blog de Charlotte.

• La semaine prochaine ici même, un petit pas à pas vous permettra à vous aussi de vous lancer dans la production en série de boules colorées à accrocher.... à vos cartes de voeux ! Affaire à suivre.


mercredi 11 décembre 2013

Cueillette du jour



Il fait gris et froid, le brouillard s'installe, l'humeur ambiante n'est guère à la fête et le travail s'accumule - pas toujours dans sa forme la plus épanouissante. Mais en partant hier matin, j'ai découvert cette délicate dentelle de givre accrochée au portail du voisin. 
Et je me suis brusquement souvenue de tout ce que le jour nous réserve de merveilles.
Naïveté ? 
Si vous voulez, mais j'en ai été éclairée pour la journée. Quel accès de cynisme m'en aurait offert autant ?


lundi 9 décembre 2013

Travaux du week-end



Six des pleurants du tombeau de Jean sans Peur. 
Non, ce n'est pas une obsession
appelons ça le début d'une série.


samedi 7 décembre 2013

Ils pleurent

Près de six cents ans, déjà, qu'ils se lamentent. 


On les appelle "pleurants". Trente-neuf au total.
Ils pleurent la mort de Jean sans Peur, duc de Bourgogne (1371-1419). Sculptés dans l'albâtre par Jean de la Huerta et Antoine Le Moiturier, ils cernent d'un chagrin éternel le somptueux tombeau du duc de Bourgogne et de son épouse Marguerite de Bavière.



Initialement installé à la Chartreuse de Champmol, puis déplacé à la cathédrale Saint-Bénigne, Le tombeau de Jean sans Peur est visible, à côté de celui de son père Philippe le Hardi, au musée des Beaux-Arts de Dijon (récemment rénové) qui occupe l'ancien palais des Ducs.


mercredi 4 décembre 2013

Laissez parler les p'tits papiers


•  Prenez un morceau de papier, tracez une ligne d'horizon à un tiers du bas et mouillez-le. 
• Placez quelques taches de couleurs claires (2 ou 3 maximum) pour figurer un ciel mais sans vous arrêter à la ligne d'horizon : oui, oui, le ciel va de haut en bas de la feuille.
• Renforcez le haut.
• A sec, superposez en 4 ou 5 couches des silhouettes de montagnes de plus en plus foncées.
• Dans la partie inférieure, placez des reflets. 
• A sec, figurez de façon abstraite quelques herbes en premier plan, avec la plus intense des couleurs utilisées pour la montagne.


Voici l'exercice à laquelle nous nous sommes livrés deux lundis de suite avec le groupe des débutantes. La première semaine, des résultats souvent décevants m'ont conduite à quelques considérations sur l'importance d'une qualité correcte de papier. Du coup, une semaine plus tard, j'ai proposé à chacune une feuille Sennelier grain fin 300 g. 


Les mérites du papier 100 % coton quand on travaille dans le mouillé ne sont plus à souligner,... ou peut-être que si, justement. Les débutants rechignent souvent à investir dans un papier (forcément) plus cher pour leurs exercices d'apprentissage. Ils ont tort car une partie de la maladresse n'est due en réalité qu'à un papier de mauvaise qualité. 


Vous avez des doutes ? Essayez !  Pas besoin pour ça d'acheter un bloc : dans une feuille format raisin (5,9 euros chez mon fournisseur habituel), je coupe 6 feuilles. 
Et n'oubliez pas : Il faut déjà être  expérimenté pour tirer de bonnes choses d'un papier médiocre !

Quel papier, alors ? A titre personnel, j'apprécie beaucoup le papier de chez Sennelier, (qui a cependant le défaut contrariant de ne pas être toujours très fiable, certaines feuilles ayant ces derniers mois présenté des irrégularités pénibles), grain fin ou grain torchon selon le résultat souhaité, toujours en 300g/m2. J'aime moins l'Arche, excellent également, qui présente cependant selon moi l'inconvénient de trop fondre les couleurs, d'atténuer les contrastes quand c'est précisément ce que je cherche à obtenir. J'achète toujours mes feuilles à l'unité, et j'aimerais bien qu'un jour, quelqu'un m'explique pourquoi, - ce qui n'est marqué nulle part - le papier des blocs n'est pas le même que le papier des feuilles, bien que vendu sous la même dénomination.



mardi 3 décembre 2013

Référence : Arthur Rackham


Est-ce l'approche de Noël ou bien un effet secondaire de l'hiver ? Il me vient des envies de lectures au coin du feu, d'histoires de fées et de lutins. Une envie de contes de fée, en somme.

Après le Néerlandais Rien Poortvliet, laissez-moi donc vous évoquer le souvenir d'un autre illustrateur - l'un des plus grands. Arthur Rackham (1867-1939) est anglais. Il est aquarelliste. Mais plus que sa technique (qui en fit pourtant l'un des maîtres de son époque, membre de la Royal Watercolour Society), c'est la richesse et l'originalité de son imagination qui ont marqué son temps. 
Né dans une famille de douze enfants, il poursuit des études d'art tout en travaillant, et commence,  ainsi que beaucoup d'artistes de son époque, comme illustrateur de presse. C'est en 1894 qu'une première publication sérieuse, (The Dolly Dialogues, d'Anthony Hope), lui permet d'entamer, dans le style précieux, parfois japonisant, qui lui est propre, une carrière d'illustrateur de livres qu'il poursuivra jusqu'à sa mort. Il faut dire que c'est l'âge d'or du livre pour enfants en Angleterre, où les recueils de contes richement  illustrés font l'objet d'un véritable engouement. Il illustre ainsi Les Contes de Grimm (1900), Les voyages de Gulliver (1900), ainsi que Peter Pan (1906),  Alice au Pays des Merveilles (1906), et Le vent dans les Saules, ces trois classiques de la littérature enfantine de l'époque. Son succès est immense et dépasse l'Angleterre. En 1914, il est même exposé au Louvre !


Il continue avec le cycle des Nibelungen, Le Songe d'une Nuit d'Eté, le Christmas Carol de Dickens, les Fables d'Esope... Sa technique est mixte : il superpose de nombreux lavis colorés, qui se mêlent pour créer une ambiance onirique, et reprend ensuite à l'encre noire ou sépia les traits de son dessin. Il associe ainsi de manière merveilleuse la délicatesse des ambiances, à la précision d'un trait (dans lequel on reconnaît l'influence préraphaélite).

Il crée aussi d'extraordinaires illustrations, restées fameuses, à partir de simples silhouettes auxquelles la précision et l'humour du trait confère une extraordinaire expressivité. Cette technique, monochrome, est adaptée à l'impression  de livres à moindre coût (tandis que les éditions de luxe comprennent des illustrations en couleur).  
Voici quelques exemples tirés de Cendrillon dans l'édition de Charles S. Evans (1919). On y trouve 60 illustrations monochromes et une unique illustration en couleur :


Après sa mort, l'oeuvre d'Arthur Rackham a été  reproduite ad nauseam, quittant les livres pour aller de la carte de voeux (c'est l'époque) à l'assiette de porcelaine et à la tasse à thé. Ceci ne doit pas nous faire oublier le travail minutieux de l'illustrateur dialoguant avec le texte, et que l'on découvre en accomplissant ce simple geste, ce geste merveilleux : tourner lentement, au fur et à mesure de la lecture, une page après l'autre.


• Je vous rappelle qu'il suffit de cliquer sur une illustration pour l'agrandir et en savourer tous les détails. 
• On peut lire Cendrillon, dans l'édition illustrée par A. Rackham, sur la base de donnée Gallica : il suffit de cliquer ici.
• Lien vers l'Arthur Rackham Society : c'est LÀ.
• Un petit gadget comme je les aime : sur Dafonts, qui propose des polices de caractères à télécharger gratuitement, on peut télécharger une police "Rackham" du plus bel effet, qui reproduit les silhouettes monochromes évoquées plus haut.