jeudi 21 juin 2012

Le numéro 10

 

Le facteur me l'a apporté hier. 
C'est mon dixième livre.
Vous avez pu suivre ici sa genèse.
Il s'appelle Dix leçons de Jacinthe.
Je l'aime. 

Et vous, l'aimerez-vous ?


Tiens, pour fêter ça, un petit concours : racontez-moi un joli souvenir de fleur, et le sort désignera l'élu qui aura la chance de recevoir à son tour par la Poste  ce petit opus. Une date limite ? Le 30 juin.


Dix leçons de Jacinthe est publié aux éditions de la Renarde Rouge
Vous pouvez le commander en cliquant ICI, ou par mon intermédiaire 
(un petit courriel suffit, 12 € + 2,50 € de frais d'envoi).

19 commentaires:

  1. Bravo Anne! Un souvenir...lorsque pour la première fois mon fils m'a offert un gros bouquet de paquerettes cueillies dans le jardin!Il avait deux ans je crois!

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  2. Congratulations on the birth of your tenth book, Anne! Dark purple lilacs are special to me, they were in my mother's garden and now I have them in my own garden.

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    1. Thank you Judy. I have, in my little backyard, many plants given by my friends (Hello, Marie, hello Odile !) and by my own mother. So special for me...

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  3. En ce beau printemps pluvieux ou les fleurs nous innondent à plus soif de leur présence, j'ai une belle histoire à vous raconter...

    tous les matins, j'avais et j'ai un rendez vous fabuleux..

    en ouvrant ma porte, je trouvais, chaque matin, quelques fleurs des champs posées délicatement...

    l'affaire se répétant, je questionnais les enfants du quartier, sans jamais avoir la réponse...

    le rituel se répétant, j'acceptais avec entrain pour la journée, ce cadeau si précieux où les paquerettes semblaient me dire "je pense à toi, je t'aime...

    puis vint l'automne, l'hiver avec son lot de bourrasques, de pluie, et plus RIEN PLUS DE CADEAU

    oui, croyez moi, j'étais en manque;;; UN SI GRAND VIDE..

    le printemps est revenu; fidèle... et les fleurs aussi , déposées à nouveau devant ma porte...

    CE jour là, mon coeur a battu très fort...

    si vous apercevez une ombre furtive le matin, tôt, surtout ne me dites rien...

    j'accueille très simplement ce cadeau, ce rituel, ce rendez vous précieux ... qui me fait si chaud au coeur ...

    racontez racontez vous aussi votre histoire dile

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    1. j'ai hate de déguster cette belle poussée de jacinthe... dile

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  4. Ce livre arrive juste à point pour célébrer la venue de l'été !
    Je peux te raconter une histoire de fleurs mais elle n'est pas très rigolote (quoique, avec le temps, ça me fait plus rigoler qu'autre chose maintenant) : Quand j'étais en primaire, des élèves apportaient régulièrement des fleurs à la maîtresse. Alors un jour, j'ai cueilli des pâquerettes, pissenlits et autres fleurs sauvages et les ai tendues, toute fière, à la maîtresse, qui m'a dit "Mais ce sont des mauvaises herbes !" et le bouquet de se retrouver aussitôt dans la corbeille à papier !!! Véridique !
    Dans un autre genre, mon fils, qui avait deux ou trois ans, a fait un beau bouquet avec toutes les tulipes de la voisine puis a frappé à sa porte pour lui offrir son beau bouquet avec un charmant sourire. ;-)

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    1. fine la maitresse!!!

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    2. Ta maîtresse, elle aurait été mieux pour garder les vaches que pour s'occuper d'enfants.
      Quoique les vaches non plus ne méritent pas ça!!

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    3. Les maîtresses non plus ne méritent pas une telle maîtresse ! Mais j'aime l'histoire de ton fils, le mignonnet...

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  5. Anne, je t'envoie cette belle et triste histoire de fleurs:
    "C'était un gamin, un gosse de Paris,
    Pour famille il n'avait qu' sa mère
    Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
    Par les chagrins et la misère
    Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
    Et le cher bambin tous les dimanche
    Lui apportait de belles roses blanches,
    Au lieu d'acheter des joujoux
    La câlinant bien tendrement,
    Il disait en les lui donnant :

    "C'est aujourd'hui dimanche,
    Tiens ma jolie maman
    Voici des roses blanches,
    Toi qui les aime tant
    Va quand je serai grand,
    J'achèterai au marchand
    Toutes ses roses blanches,
    Pour toi jolie maman"

    Y'a aussi:

    "Le myosotis, et puis la rose,
    Ce sont des fleurs qui dis'nt quèqu' chose !
    Mais pour aimer les coqu'licots
    Et n'aimer qu'ça... faut être idiot !
    T'as p't'êtr' raison ! seul'ment voilà :
    Quand j't'aurai dit, tu comprendras !
    La premièr' fois que je l'ai vue,
    Elle dormait, à moitié nue
    Dans la lumière de l'été
    Au beau milieu d'un champ de blé.
    Et sous le corsag' blanc,
    Là où battait son cœur,
    Le soleil, gentiment,
    Faisait vivre une fleur :
    Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
    Comme un p'tit coqu'licot."

    Euh, je ne suis plus très sûr que ce soit de moi, finalement.
    Bises.

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    1. Hemmm ! Moi non plus, Laërte, moi non plus...

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  6. pour moi se sera ces fleurs de pissenlit bien grasses et dodues , elles me faisaient un parasol !!! c'était chouette !!!


    http://1.bp.blogspot.com/-16hC76jb6Sk/T6w1xUcKH5I/AAAAAAAAKl8/g_Y0paElQio/s1600/DSC07856.JPG

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  7. Je ne suis pas spécialement inspirée mais je te fais un petit mail pour commander ce magnifique petit livre car j'ai adoré ses pages et qu'est-ce qu'il fera bien sur notre future expo Croquis-Croquons !

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    1. Tu as raison de rappeler que sans Croquis Croquons, je n'aurais jamais vécu cette belle aventure, du tête-à-tête à l'édition.

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  8. Bonjour Anne

    Très tenté par le livre, je vous... livre ce souvenir.

    Danse en sabots

    Le temps était si menaçant ce 29 mai-là que je m'étais armé d'un parapluie pour partir à la recherche de la merveille des merveilles: le Sabot de Vénus. J'avais lu quelques indications sur le lieu, bien connu maintenant des amateurs de belle flore, mais qui à l'époque cachait modestement ses trésors. Il me fallait, dans une forêt de plusieurs kilomètres, trouver l'endroit où poussaient ces plantes que je me désolais de ne jamais avoir vues.
    L'entreprise s'annonçait donc difficile, et je savais que je risquais bien de revenir bredouille.

    Le chemin principal, une belle piste suivant le fond du vallon, paraissait trop facile; j'entrepris donc de monter à main gauche par un sentier bien tracé. La pluie comme prévu s'autorisa à compliquer les choses en m'obligeant à cheminer sous mon parapluie qui ne manquait pas de s'accrocher chaque fois qu'il trouvait une branche à son goût. Une fois l'averse passée, je le repliai en même temps qu'une partie de mes espoirs et décidai de redescendre sur le grand chemin qui continuait en montant doucement. Je le suivis un moment, un peu découragé, jusqu'à une légère courbe à droite dont l'extérieur formait une petite clairière. Tout y était bien détrempé et, scrutant toujours la végétation, assez basse à cet endroit, je les vis soudain: deux pieds aux fleurs bien avancées, dont la pantoufle commençait à flétrir sérieusement et n'offrait qu'une couleur déjà passée et délavée par les gouttes d'eau. Rien de majestueux, rien de sublime, une sorte de souvenir de Sabots de Vénus, une esquisse un peu ratée, une idée contrefaite.

    Mais je crois bien que les elfes et les trolls qui surveillaient mes bonnes intentions ont dû frapper de l'index leurs tempes velues car, dans un élan de bonheur enthousiaste, j'ai dansé de joie.

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  9. UN souvenir de fleur? Non des tas!! Lié à ce pays où je vis, celui qui me vient c'est celui de l'explosion des fleurs sauvages dans les régions désertiques et arides de l'est après les premières pluies. Des champs, et des champs de couleurs, et quand on s'approche, on réalise les dizaines de fleurs différentes sur un petit mètre carré... Voyage au pays de la couleur et voyage dans l'infiniment petit: il faut aussi s'accroupir et regarder. Un souvenir magique!
    Encore bravo pour ce livre; c'est chouette d'en avoir suivi la genèse grâce à Croquis croquons!!

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  10. un souvenir de fleurs, celui de ces coquelicots se balançant mollement dans la brise d'été. Rouge profond, coeur noir, comme un jupon de soie dansant avec langueur. En arrière plan, comme posés là pour les mettre en valeur, le champs d'avoine, blond, doré, presque déjà croustillant. Je n'avais pas ma boîte d'aquarelle, pas de carnet, rien pour marquer l'instant. Sachant leur vie si éphémère j'hésitais à cueillir ces taches rouges, mais il me fallait absolument les peindre, l'aquarelle était là, déjà, dans ma tête, et s'imposait. Je les ai cueillies et j'ai couru, couru le long des talus ombrés, des clotures bourdonnantes d'abeilles, couru jusqu'au jardin, jusqu'à la maison, jeté les fleurs dans un broc d'eau, vidé dessus toute la glace possible, et ouvert, enfin, ma boîte d'aquarelle. le bouquet piquait du nez, je jetais mes couleurs trempées d'eau sur le papier, vite, vite, et voyais, éblouie, l'aquarelle prendre forme toute seule, les coquelicots reprendre vie sans que je n'y sois pour rien, les brins d'avoine toujours en arrière-plan. Les plus beaux coquelicots de toute ma vie de peintre, jetés là en taches sur le papier blanc, et dans mon souvenir, tout autour, les abeilles, les rumeurs de cet après-midi d'été, ma course dans les sentiers creux, le bonheur de peindre...

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  11. moi, j'aime ce que dit charlotte et c'est si souvent ce que j'ai fait : courir vite et arrivée à la maison : le coquelicots t^tes basses^me faisant savoir : trop tard! la prochaine fois prends une photo... tu n'avais tout de même pas la prétention de nous saisir aussi facilement ...nous les grandes timides et de sucroit coquettes... tant pis... passe ton chemin et oublie...

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  12. Félicitations pour cette dixième parution Anne !! C'est vraiment super !!! :)

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