dimanche 8 juin 2014

Donner à entendre


La journée s'annonçait chaude. J'ai quitté Dijon enivrée de tilleul pour rejoindre les collines. L'air embaumait le foin. La route serpentait le long du canal du Centre, l'ombre fraîche y avait des reflets verts.
Quelques virages et voici Couches et le château de Marguerite de Bourgogne 
dominant le vallon. Sur les coteaux, les vignes bien peignées. 



 Au château de Couches, les arbres offrent aux peintres la plus douce des ombres. Une après-midi sur la pelouse à regarder le soleil jouer sur les façades de pierre et les toits vernissés. Alentour, les groupes de visiteurs s'égaient de remparts en jardins.



Au château de Couches, la salle haute vers six heures du soir est baignée de lumière. Les dessins sont accrochés, disposées les chaises en rangs sages et les carnets déployés sur la table de chêne. Le ventre un peu crispé, le souffle un peu court, on boit du nectar de pêche en attendant les spectateurs. 
Et s'ils allaient ne pas venir ?...

 • 

Ils sont venus. 
Au château de Couches, hier, Emmanuel et Catherine ont durant une heure donné à entendre mes mots. Les ayant dénichés de leur nid de feuilles et d'encre, ils les ont réveillés ; ils les ont fait sonner sous la charpente, entre les murs de pierre beige.



Un immense merci à eux de s'être emparés de mes textes. 
Merci à Patricia Poelaert qui nous a reçus en ses murs. 
Ma gratitude aussi à tous ceux qui avaient fait le déplacement pour entendre parler de mes chemins et du temps qui y passe plus bellement qu'ailleurs, et pour les beaux échanges qui, autour d'un verre, d'un panier de cerises ou un stylo à la main, ont prolongé la soirée jusque tard dans la nuit.


Liens : 
• Bibliothèques, musées, librairies, salons, jardins... "Carnet de voyage", lecture de Catherine Weissmann et Emmanuel Delorme, s'adapte à tous les contextes.  Pour plus de détails, voir ICI.
Et n'hésitez pas à nous contacter.
• Le site du château de Couches, qui mérite une visite (à suivre, pour une journée de stage peinture au jardin) : c'est LÀ.

9 commentaires:

  1. Comment ça "s'ils allaient ne pas venir" ??? Qu'auraient-ils pu faire de mieux ? Moi, pour tes mots, je dois me contenter de ma voix (mais parfois, quand je te lis, je transpose la tienne par-dessus et c'est bien mieux comme ça !!!)

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  2. L'endroit et la lumière semblaient propice à la lecture de ta route qui j'en suis sûre de s’arrêtera pas là en si bon chemin..:-)

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  3. Oh, ça devait être très émouvant !

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    1. en tout cas, moi j'étais émue, je peux te le dire. Davantage même que je ne l'avais anticipé...

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  4. Ces images et ton billet me font penser à l'émission de Frédéric Lopez "Parenthèse inattendue"... De paisibles moments emplis d'humanité...

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    1. Je ne connais pas cette émission, mais l'expression est bonne : une "parenthèse" dans le quotidien, un bonheur inattendu.

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    2. Je suis assez d'accord avec Epamine, on ne peut passer à côté de cette émission, ou enfin les gens sont pur jus :-)

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    3. C'est où ? TV ? Radio ?... Des détails, svp !

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  5. TU N'as pas de chance car c'était la dernière emission ...mais reprendra sous une autre forme un peu différemment ;;;c'est vrai que c'était pas mal du tout....DILE

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