jeudi 28 février 2013

Dire le brouillard

 
Le rendu d'un paysage dans le brouillard  : voici une bonne occasion de souligner la différence entre la prise de vue photographique "touristique" et le travail de l'aquarelliste. 



J'ai déjà évoqué dans ma réponse au défi de Charlotte cette marche dans la neige et le brouillard, effectuée la semaine dernière. Envie extrême d'en fixer l'ambiance, alors même qu'il est hors de question de peindre sur place. La photo servira dans un premier temps à fixer le souvenir.
Oui mais...
Si - tout en le structurant par l'ajout de quelques arbres - je retranscris fidèlement la luminosité qui baigne mon cliché, j'ai affaire à un univers uniformément gris (ici, en monochromie, le merveilleux gris de Payne bleuâtre de chez Schmincke).


Et CE N'EST PAS CE DONT JE ME SOUVIENS.
Je me souviens, moi, d'un tunnel angoissant, glacé, au fond duquel se détache, seul repère ou presque, la silhouette mouvante d'Hervé qui fait la trace. 
Je rajoute donc - et c'est le souvenir qui parle - un effet de halo  qui focalise un peu la composition autour de la silhouette du marcheur (encore une fois, je déplore la piètre qualité de mes photographies d'aquarelle).


Le résultat n'est pas encore pleinement satisfaisant : le personnage est trop contrasté, le modelé de la neige est maladroit. Mais (et c'est là un autre des secrets de l'aquarelliste) il ne s'agit là que de travaux préparatoires à un tableau plus important et pour lequel il n'était pas question de travailler sans filet. A suivre, donc...


lundi 25 février 2013

Des flocons et des mots

Le sixième défi du dimanche de Charlotte, soufflé par Filip, nous enjoint cette semaine de représenter notre LECTURE (revue, journal, livre) du moment

Et je me suis réjouie, en ce dimanche de neige sur Dijon, à l'abri des murs (couverts de livres) de l'Atelier, de tracer sur le papier le souvenir de notre montée dans le brouillard entre les Diablerets et les Miroirs d'Argentine (dans les Alpes suisses), vers le vallon de DERBORENCE immortalisé par le roman éponyme de Ch.-F. Ramuz. 


"Derborence, le mot chante triste et doux dans la tête pendant qu'on se penche sur le vide, où il n'y a plus rien, et on voit qu'il n'y a plus rien.  
C'est l'hiver au-dessous de vous, c'est la morte-saison tout le long de l'année. Et si loin que le regard porte, il n'y a plus que des pierres et des pierres et toujours des pierres. 
Depuis deux cent ans à peu près."

Ce roman, rouge sur fond de neige, je l'avais dans mon sac. 
Le vallon perdu dans le grand blanc, nous n'y sommes jamais arrivés. 
Il n'en est peut-être que plus beau. 


dimanche 24 février 2013

Textures




Quand tout est blanc restent les OMBRES, de l'indigo à l'outremer, 
du gris de Payne des temps de brouillard au cobalt du petit matin, 
au mauve doré des longs crépuscules.

Et les innombrables effets de texture de la NEIGE 
et de ses cousins, la GLACE et le GIVRE.

(Cornettes de Bise, Chablais, début de semaine)










(Et ceci pour célébrer le défi de Charlotte. 
Une autre façon de préparer son thé !)

vendredi 22 février 2013

A l'heure du thé


Cette semaine,  CHARLOTTE nous mettait au défi 
de dessiner notre BOL de petit déjeuner. 
Et voilà : c'est fait.

C'était - déjà - le défi numéro 5, 
si vous vous demandez de quoi je parle.



Et, puisqu'on en est à causer blogosphère (!), 
je vous invite à faire un petit tour du côté de chez Petit Singe Vert
(c'est facile : c'est un singe, il est petit et il est vert) et de son amie HUTTE DES BOIS

 
Grand copain de Petit Nounours (quel geek, ce P.N. !), 
il a récemment eu droit à son PORTRAIT made home with love by myself

Pour ceux et celles qui se demanderaient fugacement sur quoi il est assis, 
il s'agit d'une poêle  à frire (vert singe) 
mais je n'ai pas dessiné le manche...


vendredi 15 février 2013

Air


Quelques jours de silence et de grand air...
Je pars à la chasse aux images, 
et vous laisse patienter à l'ombre de l'arbre à neige.

A bientôt.

jeudi 14 février 2013

Gentil coquelicot


Les couleurs de l'été parent la nouvelle couverture de mon petit opuscule Les Bonheurs de l'Aquarelle,  Petite invitation à la peinture vagabonde, qui, après un joli début de carrière aux éditions Transboréal, a le plaisir d'être réédité dans un nouveau costume. En plus le gentil coquelicot, d'arrière-plan - ô surprise - est de moi !

Sortie prévue au deuxième office de mars. 
Eh oui, jeunes impatients : il va falloir attendre encore un peu.

 Notez au passage que la première édition, épuisée, devient donc un objet de collection.

mardi 12 février 2013

J'ai retrouvé mes clefs !

C'était le défi n°4 de Charlotte (ici)
DESSINER VOTRE TROUSSEAU DE CLEFS


Voici ma réponse, pour continuer dans le style "carnet" qui m'est cher... 


Christine (ici) et moi l'avons traité de la même façon,  
mais sans nous concerter, je le jure. 
D'ailleurs, nous n'avons pas les mêmes grigris... 
Voir aussi, dans une tout autre manière, la proposition d'Hervé (là).





vendredi 8 février 2013

Noir comme neige



Peint à grands traits sur le tapis du salon
 à l'encre de Chine et au format raisin,
pour changer un peu des petits formats bleutés...


mercredi 6 février 2013

Tôt le matin...


Six heures et demie. Il fait nuit, encore. 
Les flocons tournoient dans le halo orange du réverbère. 
J'ai envie de vous parler de neige.
De blancheur et d'ombre.
De bleu et de soleil.

Vercors, janvier
Les flocons font les fous dans les rues la ville,
mon coeur s'envole vers les forêts de hêtres
 sur lesquels ils doivent tomber aussi. 



mardi 5 février 2013

Un petit dessert ?...


... C'est la proposition de Charlotte (au nom prédestiné) 
pour son troisième défi du dimanche.

Comme vous le voyez et contrairement à d'autres, ni luxe, ni ostentation : 
je reste sobre comme le chameau 
(de toute façon, je ne sais pas dessiner les profiterolles!).

(Message personnel : Printemps, si tu pouvais accélérer un peu et nous redonner du soleil, parce que les photos de dessin en lumière naturelle, là, c'est vraiment un peu tout pourri. 
Non, je ne peins pas sur papier gris avec des couleurs ternes...)


dimanche 3 février 2013

Quand le soleil tient les pinceaux

Col du Rousset, Vercors, janvier

Celle-ci, ce n'est pas moi qui l'ait faite : 
C'est le soleil, une fois de plus
A l'encre bleue
Dans l'ivresse de la page blanche.