mercredi 24 novembre 2010

De l'écriture

Glané dans une interview de l'écrivain Eric Chevillard — qui paraît-il contemple le ciel depuis le même coin de terre que moi-même. A propos de la quotidienneté de l’écriture : 

— "En effet, j’écris tous les jours, il me faut ce moment paradoxal où je me retire pour faire acte de présence, pour m’éprouver en vie et vérifier que je ne suis pas mort la veille, à mon insu. Je finirai de toute façon par faire cette désagréable surprise, paraît-il."
 
Penser, donc, à vérifier régulièrement que je ne suis pas morte la veille.

7 commentaires:

  1. C'est vrai que je n'ai jamais vérifié.
    M...! Et si je n'existais plus? Tout ce que je mange ne servirait à rien, quelles économies je pourrais faire.
    Le clavier sur lequel je suis en train de taper, existe-t-il lui-même?

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  2. Vérifie : on n'est jamais trop prudent !
    D'un autre côté, quand on est mort, manger, ça doit consoler un peu...

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  3. Si tu veux, pour vérifier, je te pincerai tous les matins au réveil... autre paradoxe que celui de se réveiller pour vérifier que l'on dort bien.

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  4. Je crois que je préfère écrire : la preuve est plus constructive et donne moins de bleus !

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  5. Chevillard est parfois vertigineux. Beau blog, beau travail. (Du même coin de terre que vous je pense)

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  6. Suis-je morte cette nuit à mon insu ? Ben non, puisque j'arrive à répondre à ce message... Merci Anne V. (joli prénom, très joli blog, passionnants concours de jeux d'images et de mots, ça donne envie). Bon : je m'en vais me livrer à des vérifications plus sérieuses. Au travail, Balzac !

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