dimanche 26 février 2017

"La critique est aisée mais..."


A dire vrai, je ne suis pas certaine 
que ma dernière série plaise vraiment à Chaton.


[pour voir de plus près ce que voit Chaton, 
allez faire un tour sur Still Life en cliquant ICI]

mercredi 22 février 2017

Visite d'atelier : chez Toutounov

Je l'ai déjà évoqué sur ce blog, j'ai une tendresse particulière pour les toiles de Sergueï Toutounov, peintre russe installé dans le pays d'Othe, au coeur secret du département de l'Yonne. Ses peintures, très classiques, portent une lumière qui me ravit.

Le week-end dernier, il ouvrait, le temps d'une exposition, son atelier de Bussy-en-Othe : l'occasion d'une balade baignée d'une lumière d'or. Les cloches du petit monastère orthodoxe sonnaient dans l'air clair et chaque tournant de la route, chaque ruelle semblait sortis de l'un de ses tableaux.




Dans son atelier, une stupéfiante collection de vases, que l'on retrouve dans ses bouquets (vous remarquerez qu'il possède quand même quelques pinceaux...).


Fleurs et vases, donc...




Et sur la  table en haut d'un escalier, dans un rayon de soleil, 
l'après-midi s'amusait à peindre un bouquet de perce-neiges.


• le site de Sergueï Toutounov : http://www.toutounov.fr/

lundi 20 février 2017

Belle critique !

 Sous le titre "un imagier original et ludique", voici une belle note de lecture, que me signale ma commère Sandrine Lhomme, de  notre album Devinettes sans queue ni tête, paru en juin dernier chez Balivernes. Elle est signée  Mélanie Heurtevin.


"Voici un livre étonnant qui amusera les enfants et leurs parents : Devinettes sans Queue ni Tête des éditions Balivernes est une sorte d’Ovni dans le rayon des albums pour la jeunesse.
Alors que nous sommes plutôt habitués à retrouver de courtes histoires aux illustrations naïves, ce petit livre carré attire l’œil par l’originalité de sa couverture. Ainsi, l’assemblage d’images découpées et la dominance des couleurs ocres et bleutées nous donne l’impression qu’il s’agit d’un étrange objet tout droit sorti d’un film de Jean-Pierre Jeunet. On ne le devine pas de prime abord mais il s’agit là d’un imagier très ludique :

D’une part, parce que les pages de cet album débordent d’une multitude d’images colorées fourmillant de détails. Le petit lecteur découvrira des gravures, des portraits et des photos de style vintage rappelant les vieilles cartes postales du début du XXème siècle, ce qui attisera sûrement sa curiosité. Même s’il n’a jamais vu ce type de représentation, il reconnaîtra des objets de son quotidien (parapluies, timbres ou encore véhicules) et rencontrera de nombreux personnages (animaux, insectes et êtres humains) assemblés de façon très amusante : la technique de découpage et de collage de l’illustratrice Sandrine Lhomme nous transporte dans un univers imaginaire et loufoque digne des animations que l’on pouvait apercevoir dans les sketchs des Monty Python : les lapins semblent parler dans un mégaphone, des poissons ailés traversent le ciel et les télés portent des chapeaux !
D’autre part, comme son titre l’indique, l’enfant est invité à répondre à des devinettes. Les énigmes sont présentées sur une double page, accompagnées des images qui contiennent des indices, et la double page suivante dévoile la réponse. Avec environ 6 lignes maximum, le texte particulièrement imagé et poétique d’Anne Le Maître est tout à fait adapté pour d’agréables premières lectures."


LE MAÎTRE, Anne, LHOMME, Sandrine ill. Devinettes sans queue ni tête. Éditions Balivernes, 2016. 20 p. : ill. en coul. ; 17 x 17 cm. ISBN : 978-2-35067-121-5 Cartonné. 9 €

vendredi 17 février 2017

Du bon usage du sel


Sorti de la cuisine, le sel de Guérande : 
un bon allié pour obtenir des effets inattendus ! 
 

lundi 13 février 2017

Les bons outils (3) : peindre

"Enfin" me direz-vous : effacer, masquer, c'est bien beau, mais il était temps de parler de peinture. C'est que ça ne se fait pas comme ça, l'aquarelle  !... 

Alors aujourd'hui,  je traiterai de façon ultra-restrictive l'usage de quelques pinceaux spéciaux qui me sont bien utiles dans ma pratique quotidienne.

 • Les spalters, pinceaux plats et larges plutôt utilisés pour l'acrylique ou l'huile, sont parfaits pour mouiller le papier de manière régulière, par exemple. Egalement pour poser un  à-plat de couleur dans l'humide, notamment pour traiter les horizontales : plaines ou collines, étendues marines, lacs... On peut même jouer sur une concentration différente de couleur d'un bout à l'autre du pinceau.

 
 

Puis voici venir trois de mes "pinceaux bizarres", comme les appellent mes élèves :


• En haut, un pinceau à pointes multiples, qui associe deux longueurs de poils différentes. Il est idéal pour tracer des herbes en fouillis, mais gare à l'effet de régularité :


• Au milieu, le traînard, ou traceur, à poils très fins et très longs, permettra de tracer des lignes frêles, légères, par exemple les branches d'un arbre :


• En bas, le pinceau-jupon, à pointe fine mais "ventre" étoffé, contient une réserve importante d'eau et de couleur. Il est idéal pour tracer des lignes d'écriture, par exemple, ou des branchages sans s'interrompre en permanence pour recharger le pinceau :


 • Enfin, les "pinceaux tout pourris qui peuvent toujours servir", ramassés ici ou là, sont parfaits pour les fouillis de feuilles ou d'herbes, les textures, les effets...


...Sans compter que, quand on n'a plus rien sous la main, ils constituent des sujets sympas !



Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. C'était l'épisode (3) des "Bons outils". Retrouvez les épisodes précédents en cliquant ci-dessous : 
 
Et n'oubliez pas de me faire part de vos remarques, commentaires et autres trucs perso à partager.

A suivre...

samedi 11 février 2017

Un temps à ne pas mettre un chat dehors...



(Ce post est dédié à l'aimable Chaton, 
qui a rejoint notre maisonnée il y a quelques jours...)

 

jeudi 9 février 2017

Les bons outils (2) : masquer


 La question de ce qu'il faut masquer avant de commencer une peinture se pose immanquablement à l'aquarelliste, qui n'ayant pas recours au pigment blanc, connaît toute l'importance de préserver le blanc du papier.

• Ma vie a changé le jour où j'ai découvert le scotch de masquage, qui permet enfin d'offrir à mes aquarelles des bords nets. S'il est vendu à prix d'or au rayon beaux-arts, il l'est également, souvent en promotion, dans les magasins de bricolage où il permet de protéger le bord des plinthes ou des fenêtres des coups de pinceaux maladroits. On le pose bien droit, on peut peindre dessus, on l'ôte précautionneusement (et éventuellement en le chauffant préalablement au sèche-cheveux afin de ramollir la colle et ainsi de ne pas arracher le papier) : et la peinture s'arrête bien proprement. 
Un autre de ses avantages est que l'on peut continuer le mouvement "hors cadre", évitant ainsi les coups de pinceau qui se déforment en arrivant au bord du tableau. On y repousse l'eau en trop. On y dépose la peinture en attente... 
Disons-le carrément : le meilleur moment du tableau, c'est dorénavant celui où l'on ôte le scotch !


• Puisque nous parlons scotch, les jolis rubans à motifs décoratifs proposés aux amateurs de scrapbooking  deviendront vite indispensables à ceux qui pratiquent en atelier... et ne veulent pas s'emmêler les pinceaux avec ceux de leur voisin de table. Tous mes pinceaux sont ainsi équipés, ce qui évite qu'un élève distrait ne parte par erreur et pour une semaine avec mon pinceau favori.

• Enfin, le "masquage" pose la question du liquide de masquage, ou drawing-gum, d'usage contestable, mais parfois incontournable pour préserver un blanc en aquarelle. Ils 'agit d'une sorte de liquide visqueux souvent à base d'ammoniaque (d'où une odeur propre à réveiller les morts), qui sèche sur le papier, supporte le passage du pinceau et s'ôte par simple frottement après qu'on ait fini la peinture. Quelques conseils de base :

- vérifier la compatibilité de son liquide de masquage et de son papier (certains papiers n'en supportent aucun)  : personnellement et après avoir tout essayé je crois, je préfère la marque pébéo,  qui s'entend assez bien avec mon 300 g papier Sennelier grain fin.
- ne pas conserver son flacon plus d'un an : ça vieillit, ça durcit, ça s'ôte de moins en moins bien et ça arrache le papier.
- bien laisser sécher avant de peindre, mais ne pas sécher au sèche-cheveux, qui peut brûler le liquide et l'incruster dans le papier (ô joie, on ne s'en aperçoit qu'à la fin...)
- ne pas laisser le liquide trop longtemps (plusieurs jours) sur le papier.
- éviter les liquides teintés, qui teintent aussi votre feuille....
- nettoyer la peinture qui a pu se déposer sur le drawing-gum avant de commencer à l'enlever, sinon vous allez en mettre partout.

- Et surtout : NE JAMAIS poser le drawing-gum au pinceau. Les poils se collent et le pinceau peut partir à la poubelle. Dans la série des idées qui vont bien et que je ne trouve jamais énoncées nulle part, celle qui consiste à utiliser des pinceaux à modeler  pour le poser est brillante : ils ont un embout caoutchouc à la place des poils, et se nettoient par simple frottement entre deux doigts. J'en ai cinq ou six, de taille et forme variées. On peut aussi utiliser une plume.


Attention : l'usage du drawing-gum, qui apparaît comme une facilité aux débutants, est traître et doit être le plus limité possible ! Difficile en effet de travailler en finesse avec cette pâte épaisse.  En dernier recours et pour les détails très fins, on peut préférer utiliser (à la plume par exemple pour des moustaches de chat ou des étamines de fleurs) du blanc de Chine ou un grattoir qui griffera la peinture et rouvrira un blanc.


Voilà : c'était notre deuxième épisode de la série "Les bons outils", toujours en direct de l'Atelier Bleu, et vos avis, commentaires et compléments d'informations sont (toujours) bienvenus ! A bientôt.

• les bons outils (1) : effacer

mardi 7 février 2017

vendredi 3 février 2017

Les bons outils (1) : effacer

Depuis plusieurs années, j'ai pu constater à quel point cours et stages sont l'occasion d'échanger, non seulement des enseignements techniques, mais également des conseils ou astuces qui simplifient au quotidien la pratique artistique. C'est dans cet esprit, afin de partager mon expérience avec le plus grand nombre, que je débute aujourd'hui une série d'articles sur les outils qui facilitent la vie du peintre aquarelliste. Tous vos commentaires et ajouts seront bienvenus.

J'ai pu constater, par exemple, à quel point la question du trait de crayon était importante. En plus de la gomme blanche classique, je souhaiterais vous présenter mes trois plus fidèles alliées : 


• le "stylo-gomme" (ici en version ronde de 2,3 mm, et rectangulaire de 2,5 x 5 mm chez Tombow), est indispensable quand on veut nettoyer un trait de ses esquisses, hésitations et reprises, ou quand on dessine un visage, par exemple et que l'on doit gommer des détails minuscules. On peut acheter des recharges.


• la gomme "mie de pain" (que l'on malaxe pour la nettoyer, d'où sa forme improbable) sert à tamponner le trait de crayon pour en ôter le graphite excédentaire. Le trait pâlit, et le papier est ainsi nettoyé : l'aquarelle liquide ne se chargera pas de ces nuances gris de plomb que laissent parfois les crayons sur un papier à grain torchon. Attention à la conserver dans une petite boite par exemple, à l'abri de la poussière. Tout y adhère !


• Je me procure la "gomme de quincailler" dans les rayons de mon magasin de bricolage. Très abrasive, elle est faite pour nettoyer les taches de peinture et de colle des peintres en bâtiment. A proscrire dans le coeur d'un tableau ou sur un motif, elle est parfaite pour ôter les taches de couleur au bord d'un tableau, nettoyer un papier, les pages d'un carnet... à condition de ne pas repeindre par dessus car elle rend le papier rugueux. Un petit coup de gomme blanche par dessus la zone abrasée peut lui redonner un aspect plus lisse.



Ces trois articles sont d'un coup extrêmement modiques et ne quittent jamais ma trousse. J'espère que vous trouverez ici de quoi progresser dans votre pratique. A bientôt pour de nouveaux conseils, en direct de l'Atelier Bleu ! 

mardi 31 janvier 2017

D'une fleur à l'autre : essais de pigments

L'aquarelle est non seulement faite d'eau (qu'il faut prendre garde de savoir doser), mais aussi et surtout de pigments. Mélangés à un liant et à la gomme arabique, ils formeront la pâte durcie (en godets) ou pâteuse (en tubes) à partir de laquelle tout devient possible. 
Découvrir les propriétés des pigments est une aventure passionnante autant qu'infinie. Ici, j'ai peint le même genre de sujet avec deux types de pigments et de marques différents. 


1. - demi-godets de la marque Schmincke
bleu outremer, jaune transparent, terre d'ombre brûlée, 
une pointe d'alizarine pour l'aspect un peu mauve des fleurs.


2. - tubes de la marque Daniel Smith
french ultramarine, undersea green
(N.B. : c'est l'undersea green, composé de plusieurs pigments qui, 
en se décomposant sous l'effet de l'eau, fait apparaître ces reflets d'or)


L'intensité de la deuxième esquisse est due à la fois à l'usage de peinture en tube (mon pinceau était plus chargé en pigments, et j'ai joué avec cet effet) et sans doute au caractère souvent très intense des couleurs Daniel Smith. J'aime aussi, ici, la granulation importante du bleu comme du vert (que je détesterais dans un ciel...). Les couleurs Schmincke, et c'est une de leurs qualités selon moi, sont plus douces et se fondent bien les unes aux autres. 
Pas de jugement là-dedans : à partir du moment où la qualité de la peinture est bonne, et ce sont deux excellentes marques, tout dépend du sujet que l'on veut traiter.

Et vous ? Vers quelles marques vos préférences vont-elles ?

lundi 30 janvier 2017

Exotisme sur papier satiné


De la cuisine à l'atelier....


... il n'y avait qu'un pas, ce week-end, 
pour se lancer dans l'étude naturaliste. 
Une grenade, une banane, une feuille du papier-qui-va-bien: 



C'était le stage "initiation à l'aquarelle botanique". Bravo à tous les élèves pour leur concentration - et merci aux premiers d'avoir finalement renoncé à manger les bananes, qui auraient fait défaut aux suivants !

• La référence en matière d'aquarelle botanique, c'est Claire Felloni : cliquez ICI
• Si vous êtes suffisamment nombreux, je vous proposerai une autre demi-journée de stage au printemps, histoire de voir ce que nous propose l'étal du fleuriste. A suivre...
 

samedi 28 janvier 2017

Le retour des "Petites Choses"


Un petit post pour vous présenter plus en détail le portfolio que j'ai réalisé, samedi dernier, sous le regard bienveillant de Marie lors du stage "fabriquer son carnet". Si les débutants apprenaient les bases du cartonnage à partir de l'habillage d'un carnet à spirale, les "avancés" avaient la possibilité de réaliser ce type d'objet : de quoi ranger des aquarelles sans les relier entre elles, afin, par exemple, de pouvoir en modifier l'ordre et le nombre, ou d'en encadrer certaines.


J'ai choisi  pour ma part de construire une maison pour mes "Petites Récoltes". 
Souvenez-vous : tout au long de l'année passée, je vous avais invités à peindre, avec moi, une fois par semaine et six semaines par saison, une "petite chose" qui dirait le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver. C'était le Défi des Petites Choses, qui a donné lieu à de nombreuses réalisations. J'avais ainsi peint 24 planches, que je ne souhaitais pas relier de façon fixe, mais qui gagneraient à pouvoir être présentées ensemble. 
Et voilà le travail !



Notez bien que pour organiser un stage, il nous suffit d'avoir suffisamment de personnes intéressées et de trouver une date. Débutants, ou confirmés, n'hésitez donc pas à vous faire connaître !

liens : 
Pour revoir les réalisations du Défi des Petites Choses 
• Pour voir le portfolio réalisé le même jour par Hervé Espinosa, qui voulait ranger ses peintures marines
Pour revoir quelques images du stage de samedi
Pour avoir une idée des réalisations des stages de l'an dernier