mardi 14 juin 2016

Bleu



Bleu comme une porte
ouvrant sur le matin.

(vallée de la Vingeanne, juin)

 

10 commentaires:

  1. non pas belle , enfin à mon goût , mais je ne doute pas qu'anne en fasse une porte accès princesse!!

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    1. Le genre de photo (prise par moi, d'ailleurs) qui me donne envie de peindre, mais pas de forcément de recopier cette photo-ci. Je en sais si c'est très clair...

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  2. J'adore ces photos qui montrent la beauté du quotidien, des choses que le temps patine autant dans nos imaginations que dans le réel. Une vieille porte est belle parce qu'elle évoque en nous des anciennes images, des temps que le temps rend plus heureux, une simplicité qui ne peut être que douce et jolie. Il y a là-dedans une sorte de nostalgie joyeuse, de bonheur de trouver belle une vieille chose ordinaire et intemporelle, de retrouver des impressions qu'on croyait perdues.

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    1. Alors là, Philippe, merci. On ne saurait mieux dire. C'est exactement, je crois, ce que je ressens et qui me donne envie de prendre ce genre de clichés (ici un peu patiné à la retouche, merci pixlr...)

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    2. Donc si vous l'avez retouchée, c'est aussi un peu une peinture... ! Vous êtes intervenue pour créer à partir d'une représentation du réel – déjà composée. Démarche artistique !

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    3. Je crois qu'il faut aussi remarquer que les portes ne sont pas choisies par hasard plutôt que des fenêtres ou des murs : elles sont la limite entre nous et les autres dans leur foyer, fermées mais prêtes à s'ouvrir, ou pour les plus anciennes fermées à jamais sur un passé qu'on peut se figurer avec plaisir. Il y a beaucoup d'imagination qui travaille à la simple vue d'une porte intéressante, surtout sans doute à notre insu, et qui nous renvoie à tous nos souvenirs et à nos inventions sur la vie des autres.

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    4. Je laisserais volontiers la parole au grand Francis Ponge : LES PLAISIRS DE LA PORTE

      "Les rois ne touchent pas aux portes.
      Ils ne connaissent pas ce bonheur: pousser devant soi avec douceur ou rudesse l'un de ces grands panneaux familiers, se retourner vers lui pour le remettre en place, - tenir dans ses bras une porte.
      Le bonheur d'empoigner au ventre par son nœud de porcelaine l'un de ces hauts obstacles d'une pièce; ce corps à corps rapide par lequel un instant la marche retenue, l'œil s'ouvre et le corps tout entier s'accommode à son nouvel appartement.
      D'une main amicale il la retient encore, avant de la repousser décidément et s'enclore, - ce dont le déclic du ressort puissant mais bien huilé agréablement l'assure."

      (« Le parti pris des choses »)

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    5. Délicieux et merveilleusement vrai !

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  3. Franchir une porte est aussi un acte symbolique, et fortement ressenti comme tel : il nous fait entrer chez quelqu'un, ou chez nous, au chaud ou au frais, souvent vers un meilleur confort qu'à l'extérieur. Sauf dans les cas où ce qui se peut se passer à l'intérieur nous est désagréable, la porte est donc associée à un moment plaisant.
    Dans ce domaine il est amusant de noter qu'on a plus de plaisir à pousser une porte qu'à la tirer ; dans le premier cas, on continue le mouvement et on est sans délai à l'intérieur alors que dans le second il faut d'abord reculer, différant ainsi l'entrée dans un pas de danse forcée assez peu agréable.

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