samedi 25 octobre 2014

Miaou



Je pars en vadrouille et mets le blog en pause quelques jours. 
En attendant, vous pouvez toujours jouer avec le chat.

jeudi 23 octobre 2014

Petit matin au parc



Dimanche dernier au parc de la Colombière à Dijon. 
La brume achève de se dissiper. Les araignées font les folles.


mardi 21 octobre 2014

Drôle de voyage (référence Hopper, 3)


Shirley, visions of reality de l'Autrichien Gustav Deutsch,  est un film passionnant mais aussi des plus étranges.
Etrange parce que l'histoire qu'il raconte importe peu. 
Etrange parce qu'en sortant de la salle de projection, j'avais l'impression plutôt de sortir d'une exposition.
Etrange, en somme, parce qu'il brouille les frontières entre peinture et narration, peinture et photographie, peinture et cinéma.
 
Treize moments de la vie d'une Américaine, des années Trente aux années Soixante. La grande Dépression, le McCarthysme, le combat pour les droits civiques... Contenus, joués, mis en scène, mis en perspective dans treize tableaux d'Edward Hopper.
 Solitude, monologue, ennui vague, parfois. Le temps est suspendu. Shirley regarde par la fenêtre, s'endort nue après avoir lu Platon, prend le train, accepte un travail d'ouvreuse, attend au cinéma la fin de l'entracte...


Tout, dans ces décors lisses, simplifiés, aux teintes pastel, est familier à qui connaît l'oeuvre d'Edward Hopper. A qui a eu comme moi la chance de recevoir l'énergie invraisemblable des couleurs surgissant de ces toiles, lors de l'exposition du Grand Palais. Et pourtant très vite, le doute s'installe : le tableau, précisément, c'est quand elle se dirige vers la porte ou quand elle s'assied au piano ? Quand elle ouvre l'armoire ou quand elle vérifie l'enveloppe ?...


L'incertitude dans laquelle nous plonge le film fait écho à ces pensées qui souvent nous sont venues en contemplant les portraits toutes ces femmes saisies en plein vol et pourtant étrangement figées : D'où viennent-elles ? A quoi pensent-elles ? Quel sera leur prochain geste ?





Enfin, ici, la femme en rouge si mélancolique de " Room in New York" enlace son mari, qui pose son journal. Les personnages de "Office at Night" remontent juste, ils viennent de boire un verre au bar de "Nighthawks". Enfin quelqu'un entre dans la pièce de "Sun in an empty room" et sur le perron de "Sunlight on brownstones" passe en coup de vent le chien colley de "Cape Cod Evening"... 


Et vous sortez de la salle conforté-e dans vos convictions : oui, les personnages des tableaux ont bien une vie personnelle. Figés sur les murs des musées, enfermés dans leurs lourds cadres de bois ou de métal, ils n'attendent en général qu'une chose : que vous ayez le dos tourné pour reprendre leurs occupations.



• le site officiel du film : ICI
• deux autre articles de Bleu de Prusse sur Hopper ICI et .

dimanche 19 octobre 2014

Dans la lumière



Difficile d'imaginer un temps plus sublime que celui qui régnait hier sur Dijon pour notre sketchcrawl d'automne. La place de la République était toute d'ors et de lumière.  
Christine, Elise et Marie-Eve, Monique, Armelle et Jacqueline, Marion, Odile, Gilles, Hervé... nous avons joué des pinceaux en nous chauffant le dos au soleil. 


  
Ne reste plus qu'à déposer un aperçu de nos dessins respectifs sur le site sketchcrawl, ce que nous ne manquerons pas de faire au plus vite (ICI). Voici du moins les miens :




 


vendredi 17 octobre 2014

Une journée à la ferme


Connaissez-vous les AMAP : "associations pour le maintien d'une agriculture paysanne" ? Leur principe est de mettre directement en relation l'acheteur et le producteur par un contrat dans lequel le premier s'engage à acheter chaque semaine un panier de légumes que le second s'engage... à lui fournir. C'est bio, c'est local, c'est bon et c'est éthique ! Plusieurs avantages : 
- Une partie de la production du maraîcher est ainsi vendue d'avance, ce qui sécurise son activité.
- Tous les intermédiaires sont supprimés et la tomate passe directement du producteur au consommateur.
- Surtout, des liens se tissent  que l'on aurait pas forcément (!) trouvés au supermarché ou même au marché. 

A Dijon, je fais depuis plusieurs années partie des (nombreux) afficionados du Pré Velot, qui fournit trois associations (je préside même l'une d'elles, c'est vous dire !). Une fois par semaine, le mardi soir, j'ai le plaisir d'aller à l'Eldorado (LE cinéma indépendant de Dijon, pour ceux qui ne sont pas du coin), chercher un panier de légumes, des oeufs, parfois du miel... 
Au fil des semaines et des mois, je me suis régalée de tomates, de concombres, navets, choux et carottes poussés en pleine terre. J'ai découvert des légumes surprenants : le mizuna (cousin de la roquette), les borlottos (des haricots délicieux) ou le radis glaçons... et autant de nouvelles manières de cuisiner. J'ai renoué avec un  cycle naturel en n'achetant plus jamais un légume hors saison. Normal : ceux-là poussent à quelques kilomètres de chez moi, dans la plaine de Saône, et suffisent amplement à ma consommation. 


Dimanche dernier : nos maraîchers nous ont conviés à une journée à la ferme. Sous le ciel bas, l'exploitation était toute parée des couleurs de l'automne. Adieu tomates, poivrons et aubergines : les courges coloraient les champs. Et ça ne se voit pas mais autour de la table, sous le tunnel à plants, on était plus de 70 à partager la soupe !


On n'a pas fini de peindre des légumes, 
et de cuisiner de délicieux veloutés au goût d'hiver.



• liens : 
- vers le blog de notre AMAP (recettes, actu, infos écolo)
- vers le réseau national des AMAP
- vers le site du cinéma Eldorado à Dijon
 

jeudi 16 octobre 2014

Rendez-vous samedi...

.... pour le nouveau sketchcrawl dijonnais. 
C'est Christine qui nous le propose et on y sera !

C'est place de la République à 10h30 avec votre carnet sous le bras 
(en signe de reconnaissance : ne vous plaignez pas, 
on aurait pu choisir quelque chose de moins discret !)
Ou (rattrapage pour les lève-tard) 14h30 place Saint-Bernard.




• site des skechtcrawlers : cliquez ICI
• blog de Christine : cliquez LÀ
• précédent sketchcrawl à Dijon en avril dernier, allez voir DE CE CÔTÉ


mardi 14 octobre 2014

Du côté des mots


Parce que les MOTS souvent chez moi 
se substituent aux couleurs de la palette pour parler du réel, 
parce qu'ils ont besoin de SILENCE pour s'épanouir, 
j'ai eu envie de leur consacrer un nouvel espace. 



Still Life fera sa place à ces mots, à mes textes,
ainsi qu'à ceux parfois que je déniche sous la plume d'autres cherchants, 
et que j'aimerais tant avoir écrits. 


• Pour lire, c'est ICI  ou en cliquant sur la bannière dédiée dans la colonne de droite.


lundi 13 octobre 2014

Baroque !

 Dijon, début d'après-midi ce samedi : 
de drôles de flâneurs envahissent le centre-ville. 
Cour de Flore, ils attendent...



 Que se passe-t-il ? Ils sont de plus en plus nombreux
et leurs instruments décidément très hétéroclites !



 A 15h05, on déplie les pupitres. 
On sort de sa poche des partitions un peu chiffonnées.


A 15h10, on cherche le "la".




A 16h précise, le choeur et les instrumentistes  (14 selon la police, 221 000 selon les organisateurs) s'étant déplacés place de la Libération, Thierry Caens monte sur l'estrade et les cuivres lancent les premiers accords de "l'Hymne à la Nuit", extrait de l'opéra Hippolyte et Aricie.
Il y a des badauds amusés, quelques officiels (reconnaissables à leur air empesé), des caméras à gogo, des photographes partout ; la foule monte à l'assaut des grilles et des bancs. 

Dijon fait la fête à Rameau, 
compositeur né en ses murs 
aux beaux temps de la musique baroque!


On était (pour de vrai) plus de cinq cents.
Ca a duré dix minutes. 
On l'a fait deux fois et on a fini (eh oui...) 
par un ban bourguignon (La, laa. La, laa...).


Ce n'est pas tous les jours qu'on se retrouve. 
Qu'on fait la fête. 
Que la musique baroque fait vibrer les pavés. 
Qu'on fait un truc comme ça, gratuit, pour le plaisir . 
Qu'on manifeste place de la Lib sans banderoles, sans colère ni revendication.

C'était bon ! 

Bon anniversaire Monsieur Rameau.


dimanche 12 octobre 2014

Le jeu des quatre coings



Finalement, mes week-ends d'automne sont absolument prévisibles...

 (Le jeu de mots vaseux du titre de ce post est imputable à Charlotte !)

vendredi 10 octobre 2014

Raisin rose : un petit pas à pas



Météo du week-end : pluie, pluie, pluie...
L'occasion de peindre, bien à l'abri, les couleurs de l'automne. 
Pourquoi pas cette grappe de raisin aux chaudes nuances ? 


On commence par travailler chaque grain de raisin en en mouillant 
la surface et en déposant des gouttes de pigment bien concentré. 
(N'oubliez pas de réserver le reflet de chaque grain, 
en préservant une zone sèche et en tamponnant avec le chiffon sec. 
Le drawing-gum donnerait des résultats moins subtils.)

Une goutte d'eau re-déposée dans le pigment humide peut favoriser l'apparition de petites auréoles qui évoquent la transparence des grumes.



Une fois chaque grain coloré, on passe au fond, dans le mouillé, 
à grands traits brossés.


 Après séchage, on rééquilibre les couleurs en fonçant certains grains 
afin de donner davantage de relief à la grappe.


On fonce le dessous de la grappe pour la "poser" sur le fond. 
Enfin, on dessine au pinceau fin les tiges, les éléments foncés, 
en n'oubliant pas de bien observer de quelle façon 
chaque grain s'attache à la tige.


Même remarque que pour l'exercice précédent (les poires) : il est plus satisfaisant de vous procurer une grappe et de peindre d'après nature, en suivant mes explications, plutôt que de vous contenter d'une photo.

A vos pinceaux !

La palette : alizarine cramoisie, orange transparent, bleu outremer, Sienne brûlée, bleu outremer. Sépia et bleu pour la tige.

Remarque : si vous cliquez sur le libellé "exercice", dans la colonne de droite, vous obtiendrez un accès à tous les pas à pas que je propose depuis plusieurs années sur ce blog.