mardi 22 avril 2014

Le premier sketchcrawl a eu lieu à Dijon... et personne n'est mort de froid !


Christine, Michelle, Yolande, Michèle, Christelle, Geo, Denise, Gilles, Jean-Louis, Frédérique et moi... tels sont les courageux qui ont affronté samedi dernier à Dijon le vent glacial né le jour des Rameaux.  

Le MATIN nous a trouvés tout encapuchonnés  mais fort studieux
(le soleil donne une idée trompeuse du temps : il faisait 4°C au réveil !)



 ... Les courageux ont poursuivi avec un APRÈS-MIDI plus gris, mais à l'abri des arcades du cloître des Bernardines, lequel était magnifiquement enluminé par un arbre de Judée explosant de couleurs.


 



Le prochain sketchcrawl aura lieu d'ici trois mois. Ici ou ailleurs, ici et ailleurs... 

• En attendant, ne manquez pas d'aller voir les résultats des uns et des autres, avec une moisson d'images glanées tout autour du monde, sur le forum sketchcrawl, ICI.

• Et le temps que chacun poste son travail, vous pourrez même voir les dessins réalisés à la page "Dijon" du forum.

 


samedi 19 avril 2014

D-Day

Il fait beau, le soleil brille ! 
Tous à vos carnets : aujourd'hui c'est Sketchcrawl !



Partout dans le monde, et à Dijon aussi, 
avec un rendez-vous square des Ducs (derrière la mairie) à 10h30
(ou 14h30 au cloître du musée de la Vie Bourguignonne, rue Sainte-Anne).

On vous attend !

lundi 7 avril 2014

Mail Art

 Pour fêter les SIX ans de son blog Vivre en Bretagne, 
Charlotte, qui pratiquait déjà la chose,  
(j'ai reçu d'elle deux ou trois missives bien jolies)
a lancé un défi d'ART POSTAL (voir ICI)


Chaque participant devant envoyer, avant le 15 avril, 
un "objet-d'art-postal" à une personne qui lui a été attribuée par tirage au sort, 
hier au lieu de faire mon jogging, j'ai fait mon COURRIER 
(eh oui : tous les prétextes sont bons...) !

Et devinez quoi ? Il n'y a pas que Charlotte et moi, 
qui décorons nos enveloppes...
il y a Jacques Prévert, aussi.

 
 J'adore !

• le blog de Charlotte : c'est ici.
• un site bien sympa sur l'art postal : c'est par là.
 

dimanche 6 avril 2014

Les sketchcrawls à l'affiche


Il suffit de vous connecter sur le forum "sketchcrawl" pour constater que, si un MARATHON - CROQUIS À DIJON ne vous tente pas trop, le 19 avril prochain (voir ICI) vous pouvez aussi bien vous rendre à Milan, Exeter, Amsterdam, Brisbane, Montréal, Quebec, Séoul, Göteborg, Los Angeles, Houston, Los Gatos, Munich, Paris, Rodez, Avignon, Marseille, Montpellier, Annecy ou Quimper...

Ou encore à Valencia :


Toronto  ou Réaumont :


Saintes ou Oman:

 
 Gap ou Schiedam : 


 Rodez ou Birmingham : 


(je me suis juste amusée à chercher les sketchcrawls qui proposaient des affiches. 
A première vue, c'est plutôt une tendance française..) 

• 
Sans compter, donc, quelques événements précédents 
à Denver ou à Lyon : 


Saint-Etienne ou Grenoble :


Marvejols ou Aix-en-Provence :


Londres ou Clermont-Ferrand :

 
Paris ou Bordeaux :




Comme vous le voyez, on ne fait pas dans l'originalité, mais on vous propose de rejoindre un immense mouvement mondial, une mobilisation inédite, 
que dis-je : une lame de fond ! 

Croqueurs de tous pays, unissez-vous ! 

(D'ailleurs, s'il n'y en a pas près de chez vous, il vous suffit d'en organiser un vous-même. Si, si !)

• lien vers le forum sketchcrawl : cliquez ici
• les "sketchcrawl" ont été lancés par Enrico Casarosa
• des renseignements très complets en français sur le site randocroquis


vendredi 4 avril 2014

Premier sketchcrawl à Dijon



• Le principe : Un Sketchcrawl est une journée internationale du croquis. A une date déterminée par son fondateur, les dessinateurs du monde entier se retrouvent dans leur ville ou leur village pour une journée entièrement consacrée au croquis. Le lendemain, les participants de chaque pays postent leurs croquis et vous pouvez ainsi regarder ce que des sketchcrawlers des quatre coins du monde ont dessiné.

• Un parcours est proposé. Chacun est libre de dessiner ce qu’il veut et comme il veut. Tout le monde peut participer (adultes, enfants accompagnés), rester aussi longtemps qu’il le souhaite (de 20mn à la journée entière). Aucun niveau en dessin n’est exigé (de totalement débutant à amateur averti).

• Il y a de quoi prendre un café à proximité le matin au démarrage. Pour midi, les petits restaurants ne manquent pas en centre-ville. Vous pouvez aussi prévoir un pique-nique.

• Lien vers le forum sketchcrawl : c'est ICI
• Initiatrices dijonnaises de choc pour ce 43e sketchcrawl : Anne (moi) et Christine (Chf)
• Vous retrouverez également sur place Hervé-entre-deux-Eaux
 

jeudi 3 avril 2014

Anniversaire en rouge et noir


La  RENARDE ROUGE, c'est la très précieuse maison d'édition créée en 1994 par Joëlle Brière. Poésie et calligraphie, contes ou recettes de cuisine : de petits textes qu'on aime à murmurer, toujours en ivoire, noir et rouge - la livrée de la Renarde.


A l'occasion de ses vingt ans, la bibliothèque universitaire de Dijon propose une exposition en trois lieux (B.U. et maison des Sciences de l'Homme) : manuscrits, épreuves, essais de couverture... J'ai prêté pour l'occasion le manuscrit de mes Dix leçons de Jacinthe.


Dans ce cadre,  le mardi 15 avril prochain à 17 h, la M.S.H. organise une table ronde à laquelle j'aurai le grand plaisir de participer, en compagnie des poètes Christine Billard et Yves-Jacques Bouin,  de Sophie Stokes-Aymes, enseignante chercheuse, et de Joëlle Brière elle-même. N'hésitez pas à nous rejoindre, si vous êtes dijonnais-e, bien sûr !


• le site de la Renarde : http://renarderouge.fr
• renseignements auprès de l'Université : 
au 06 18 39 18 38

mardi 1 avril 2014

La grande alchimie des pigments bleus (suite)

Si, en matière de couleurs, ce peintre est surtout connu pour le vert qui porte son nom, l'exposition que la National Gallery de Londres consacre à VÉRONÈSE - Véronèse, la magnificence de la Renaissance à Venise, jusqu'au 15 juin prochain - m'offre l'occasion de compléter ce que j'exposais dans un précédent post à propos de la difficile question des PIGMENTS BLEUS en peinture. 

A propos de ce beau regroupement de quelque cinquante tableaux du grand maître vénitien (1528-1588), le commissaire de l'exposition, Xavier F. Salomon, attire l'attention du spectateur sur les différentes nuances qu'ont pris avec le temps les ciels bleus qu'avait réalisés le peintre. 

C'est avant tout une question d'économie. 
  
• Dans La famille de Darius devant Alexandre comme dans Saint Jean Baptiste prêchant, Véronèse, pour traiter le ciel, a utilisé le smalt, ou "bleu de cobalt". Obtenu à l'origine en teintant de la pâte de verre grâce à du cobalt, puis en la broyant finement, il présente l'inconvénient de se décolorer en une vilaine teinte gris brun (notez que les bleus de cobalt actuels sont des pigments de synthèse de bien meilleure tenue)
Ce défaut est ici particulièrement visible : voyez la couleur des ciels au-dessus et à l'arrière-plan !





 • Dans Le Christ et le Centurion, le ciel est réalisé à l'azurite, minéral de structure cristalline - formule Cu3(CO3)2(OH)2. Proche de la malachite, l'azurite, que l'on trouve notamment en France, a une furieuse tendance à virer au vert, à tel point que l'on conseille aux collectionneurs de pierres de ne pas trop exposer leurs échantillons à la lumière. D'où les orageuses nuances du ciel ci-dessous.
 

• Pour obtenir un bleu intense et durable, il faut à l'époque (un siècle et demi, donc, avant l'invention du bleu de Prusse, voir ICI) recourir au très coûteux lapis-lazuli. C'est lui qui donne le fameux bleu que l'on nomme "outremer". Sa formule, pour le plaisir : (Na, Ca)8(Al, Si)12O24S2 FeS- CaCO3. Les principaux gisements sont situés en au Chili et Russie mais surtout en Afghanistan, d'où on le fait venir à grand frais. Il vaut alors bien  plus cher que l'or. L'outremer est utilisé dès le XIIe siècle - on le retrouve au plafond de la chapelle Sixtine ou sur les robes des femmes peintes par Vermeer. Il est toutefois si onéreux que ce dernier, par exemple, se contente d'en appliquer une fine couche sur un bleu de moindre qualité - smalt ou azurite, justement. Dans Le martyre de saint Georges, Véronèse a utilisé le lapis-lazuli... et son ciel est resté d'un bleu étincelant.


Depuis 1828, l'outremer, comme la plupart des pigments bleus, est produit de façon synthétique. Moins coûteux, il est aussi infiniment moins magique. Et je regrette, sottement, le temps où les peintres travaillant pour l'éternité broyaient avec patience la pierre bleu foncé venue d'au-delà des mers.