mardi 30 décembre 2014

Préparatifs



Temps paisible et studieux de ce début d'hiver. Avec Hervé, nous préparons une exposition commune, dans laquelle sera notamment accroché notre travail à quatre mains Sentinelles, carnet d'arbres. C'est à la fois un livre et une série de tableaux. J'en ai composé les textes d'après dix de ses aquarelles. Pour la première fois nous pouvons contempler, sur le tapis du salon, la série complète, encadrée. Un plaisir non dénué d'émotion.



Lances à percer le ciel
et le faire saigner bleu


Liens :
• L'exposition "En chemin" aura lieu au Centre G.-F. Leclerc de Dijon dans le cadre d'Art et Culture à l'Hôpital. Je vous en dirai plus prochainement.
• Voir ICI, sur le site d'Hervé Espinosa, pour d'autres renseignements.
• Sur Still Life, mon blog de mots, se baladent également quelques pages de Sentinelles.

jeudi 18 décembre 2014

Noël à petits pas

En guise de cadeau de Noël (un peu en avance, forcément) voici ci-dessous, étape par étape, mes deux modèles de cartes de voeux NOUNOURS. J'ai travaillé sur un carré de 14 cm de côté pour pouvoir les glisser dans des enveloppes carrées standard (15x15cm).


Je vous laisse donc tranquillement faire vos cartes de voeux, et Bleu de Prusse en profite pour prendre quelques jours de congé. Passez de douces fêtes et rendez-vous du côté de l'année prochaine.


DEUX PAS À PAS

Le nounours au noeud papillon


 Le nounours au petit manteau rouge




(Je vous rappelle qu'en cliquant sur une photo, vous l'agrandissez et affichez un diaporama).

mardi 16 décembre 2014

Préparons 2015

Vous n'aimez pas l'hiver ? 
Le froid  et l'humidité vous dépriment ? 
Vous rêvez en sanglotant aux longues soirées de juin ?... 


Vous avez tort :l'hiver qui pointe son nez 
vous réserve de belles surprises, 
et l'Atelier Bleu a dans sa musette 
de quoi affronter les jours sombres. 
Voyez plutôt :

 
• 5 mardis de suite à partir du 13 janvier : une nouvelle session de cours de dessin "dessiner avec le cerveau droit", histoire de se dérouiller les neurones et les crayons (tout est expliqué ICI)





 
• Dimanche 18 janvier : une journée à Dijon pour peindre le corps humain, d'après modèle vivant. Cours assuré à quatre mains (eh oui : nous sommes ambidextres tous les deux) par Hervé Espinosa et moi-même (voir ICI).



 • 21-22 février : un week-end "peinture de fleurs" au Touvet (Isère), dans l'atelier de Dominique Guillon.

 
• Du 1er au 7 mars : une semaine au coeur du Jura consacrée à la peinture et à la randonnée raquettes dans le merveilleux gîte de la Chandoline (voir ICI).


• Et si ça ne vous suffit pas, si vous préférez décidément attendre le printemps, c'est en Bretagne que je vous donne rendez-vous début mai pour une semaine de peinture et de balade sur la côte d'Emeraude (voir LÀ).



Alors il est temps de prendre de bonnes résolutions : 
en 2015, on dégaine ses pinceaux !!!


samedi 13 décembre 2014

Ours bien léchés


Chaque année avant les fêtes, c'est la même chose : l'Atelier consacre un samedi à la préparation de cartes de voeux originales. Cette année, la thématique était animalière, avec ces deux charmants ours en peluche tout ronds et tout doux, bien faits pour transmettre de doux et bons voeux aux gens que l'on aime.


Croquis d'après nature, pas à pas, réalisation en série... 
tous les ingrédients étaient là, y compris le thé de Noël 
accompagné de chocolat, de kouglof et de biscuits.


 Et si vous êtes sages, bientôt, le pas à pas en ligne !



mercredi 10 décembre 2014

"L'univers (que d'autres appellent la Bibliothèque)..."


Quand le monde est trop gris, trop froid, trop bruyant, trop bête...
J'irais bien passer quelques jours ici.

"L'univers (que d'autres appellent la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d'aération bordés par des balustrades basses. De chacun de ces hexagones on aperçoit les étages inférieurs et supérieurs, interminablement. La distribution des galeries est invariable. Vingt longues étagères, à raison de cinq par côté, couvrent tous les murs moins deux ; leur hauteur, qui est celle des étages eux-mêmes, ne dépasse guère la taille d'un bibliothécaire normalement constitué. Chacun des pans libres donne sur un couloir étroit, lequel débouche sur une autre galerie, identique à la première et à toutes. A droite et à gauche du couloir il y a deux cabinets minuscules. L'un permet de dormir debout ; l'autre de satisfaire les besoins fécaux. A proximité passe l'escalier en colimaçon, qui s'abîme et s'élève à perte de vue. "
(J.-L. Borges, La bibliothèque de Babel)

(vue de l'ancienne bibliothèque publique de Cincinnati, Ohio, que l'on a bien entendu détruite en 1959 pour laisser la place à un bâtiment plus "fonctionnel". Voir ICI, par exemple, pour en savoir plus)

dimanche 7 décembre 2014

Passerose en décembre



Samedi matin, je prépare mes affaires pour le stage "Fleurs" que j'anime dans le cadre de l'Atelier d'Hervé, Au Fil de l'Eau. Motif, modèle, 
pas à pas, notes... le sac est bien rempli.


C'est dans la salle du club alpin que je retrouve la dizaine d'élèves qui va tenter d'apprivoiser la rose trémière en trois heures et neuf étapes. Café, clémentines, cookies de Sylviane et manalas de Claire
(les manalas sont des petits gâteaux alsaciens délicieux, offerts le jour de la Saint-Nicolas et justement, nous sommes le 6 décembre !) ... c'est officiel : nous ne mourrons pas de faim.


Marie, Sylvie, Claire, Sylviane, Annie, deux Catherines et une Chantal, Colette, Emilie... ainsi qu'Hervé, bien sûr, ont tenté l'aventure 
avec une concentration maximale.
Merci à eux.


Et pour ceux qui voudraient s'y coller, 
voici le modèle que je leur proposais. 
Toute la joie de l'été au coeur d'un samedi de décembre :


vendredi 5 décembre 2014

Exotique


Le week-end dernier, j'ai participé à une très belle séance avec Claire Felloni.  Au programme, un travail sur les FRUITS EXOTIQUES.


Ils le sont - exotiques - à plusieurs titres : d'abord ils ont des noms qui évoquent plutôt des républiques bananières ou des royaumes perdus d'Asie centrale (mangoustan, ramboutan, tamarillo...). Ensuite ils requièrent l'usage de couleurs que je ne pose que rarement sur ma palette : magenta de quinacridone, gris de Davy ou violet permanent. Et puis ils sentent bon quand on les peint (on ne peut pas en dire autant des oignons, voir ici).

Claire est une aquarelliste botanique réputée (voir son site ici). Explorer avec elle la délicatesse et la subtilité de la pose des couleurs sur ce papier satiné si prompt à accuser la moindre maladresse, est un plaisir infini.

  Ici : tamarillo (en rouge), anone, physalis et litchis

Un mangoustan, côté pile et côté face.

  Tamarillo et physalis.

• 

Pour le plaisir - chapeau bas - voici ce que Claire est capable 
de tirer de deux raves et d'un panais : 




lundi 1 décembre 2014

Lapin d'anniversaire



En l'honneur de Lola-l'amie-des-lapins 
dont c'est aujourd'hui l'anniversaire, 
voici un portrait de plus pour sa collection de Doudous : 

Je vous présente Pan-Pan !

Joyeux anniversaire ma grande !

mercredi 26 novembre 2014

Carnet de guerre (fin)

 

Avant de se trouver en 1916 entre la Somme et la Meuse, mon arrière-grand-oncle Léon (voir posts précédents) avait été, comme de nombreux soldats français, fait prisonnier dès l'automne 1914. Il ne sera libéré qu'en 1915. En tant que médecin, il est envoyé à Osnabrück (Basse-Saxe)...  où il peut méditer tristement sur l'article 9 de la Convention de La Haye, qui interdit la séquestration des personnels médicaux :



Situé en Basse-Saxe, Osnabrück est l'un des principaux camps de prisonniers allemands. Il est réservé aux officiers. Les conditions de détention y sont meilleures que dans la plupart des camps pour simples soldats. Léon y précède notamment - il y fut transféré en 1916 et tenta de s'en évader -  un certain lieutenant Charles de Gaulle...



Le principal ennemi du prisonnier ? L'ennui, qui suinte de chaque page. D'où ces dessins soignés, mélancoliques, dix fois repris. Et même une dizaine de pages, que je vous épargne, où Léon a méticuleusement recopié le règlement (en allemand) du camp.



Libéré en 1915, Léon repartira au front, et nous offrira les croquis par lesquels j'avais commencé cette série de posts. 

A la fin de la guerre, son père, Henri (mon arrière-arrière-grand-père, donc), soulagé de voir revenir indemnes ses trois fils et son gendre, écrira un poème - coutume familiale, on rimaillait à tout va - un poème très émouvant qui énumère les destructions de la France mais que par trois fois rythme ce vers : "...Dieu soit loué nos fils sont chez nous revenus". En 1918, elles ne furent pas si nombreuses, les familles qui ne comptèrent aucun mort ni aucun blessé.