vendredi 28 octobre 2011

Jour de lessive

Tandis que tourne ma troisième lessive de la journée (oui, j'ai du retard...) je boucle le manuscrit de mon carnet de voyage autour des grandes traversées du Jura. Rendu impératif le 2 novembre. Pour le reste, je vous renvoie au blog de Pénélope Jolicoeur, qui a parfaitement résumé la question ICI
(J'ai une question : Pénélope, est-ce que tu déménageais, toi, en même temps que tu bouclais ton livre ? En tout cas, je déconseille l'expérience...)

La photo est prise au très beau Musée de la Vie bourguignonne, à Dijon. Eh oui, mesdames et messieurs : c'est avec ça que vos mères et grands-mères "blanchissaient" le linge (pour vos pères et grands-pères, je ne suis pas sûre qu'ils aient pris une grande part à la chose...)

Allez : un autre petit Pénélope, pour la route ? Cliquez ICI.

vendredi 21 octobre 2011

Almanach

ATTENTION. Nous entrons dans la phase critique des jours sombres. Et voici ce qu'écrit l'éminent almanachographe (?) Claude Ponti de ce qui nous attend : 

"Quarante-troisième mermaine. Essayage des gants, des bonnets, des gouttes au nez, des chaussettes tout terrain, graissage des luges. Tester l'éternuement discret et le grossier plein la figure. Bien vérifier la qualité des rhumes avant usage."
(Claude Ponti, Almanach Ouroulboulouck,  Ecole des Loisirs, p. 130)

Pour ma part, j'en suis à l'essayage d'un rhume insuffisamment vérifié... 

(Bonne résolution d'automne : rester au chaud et relire les albums de Claude Ponti.)

mardi 18 octobre 2011

Du dictionnaire de notre éminent lexicographe Pierre Desproges

Bleu
 
Qui est d'une couleur voisine du rouge, mais pas très : un ciel bleu, des yeux bleus, les flots bleus, une Opel Kadett bleue.  
Fig. Bouch. : un steak bleu : s'emploie pour désigner un steak rouge. 
Fig. Mar. : bizut. "Faut pas me prendre pour un bleu" (Rackham Le Rouge). 

(extrait du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis)

samedi 15 octobre 2011

L'heure du poisson


Pour se reposer des fatigues du déménagement, 
les poissons partent en vacances. Ah ! Deauville...

mercredi 12 octobre 2011

Travaux d'atelier




 A l'Atelier, les élèves s'essayent à la peinture de vaisselle - avant que je la mette dans les cartons. Théière blanche sur fond blanc ! L'ambiance est studieuse et les résultats convaincants. 

Petite devinette : chacune reconnaîtra-t-elle sa théière (et sa main) !?

samedi 8 octobre 2011

"Peintre", disent-ils

... Et si par hasard vous vous demandez 
ce que je peins ces jours-ci, 
la réponse tient en deux mots : 



MES MURS !

jeudi 6 octobre 2011

Pom, pom, pom... c'est l'automne



Bel atelier d'automne hier après-midi. Odile a fourni les fruits de son verger,  Françoise, Christine et Annie-France en ont fait le portrait, tentant de retranscrire sur le papier un peu de ces ors, de ces carmins et de ces rondeurs d'octobre au parfum doux.

samedi 1 octobre 2011

R.I.P.

Voilà qui fait tout drôle. 
C'était en 2001. Mon premier livre : le rêve d'une vie, le projet ruminé depuis mes cinq ans (sans rire) qui devenait réalité. Un jour, moi aussi, je ferais des livres, je jouerais avec les formes et les couleurs, je raconterais des histoires, j'alignerais des mots en longs serpents noirs sur le papier. Je fabriquerais de ces petites briques compactes qui, lorsqu'on les ouvre, déploient tout un monde.
Il y avait eu cette liasse postée le coeur un peu battant à un éditeur lointain (Rodez, pensez donc !), un coup de téléphone en plein milieu d'un après midi de septembre : "on prend, vous pouvez nous le rendre quand ?", un verre  plein de bulles dorées pour fêter ça. Et puis les jours et les nuits de travail acharné, les doutes, les débats avec l'éditeur, la joie incrédule devant les premières maquettes, le bon à tirer enfin signé. 
Un matin, je l'ai trouvé dans ma boite, chaud comme un pain qu'on sort du four : Du Puy à Conques, éditions du Rouergue. Il y avait mon nom sur la couverture. Ce jour-là, ma vie a pris un nouveau tour.
Je crois bien que pendant une semaine il m'a suivi partout : du salon à la cuisine, du bureau au boulot, et la nuit près de mon lit.
Après plusieurs rééditions et dix ans de carrière, Le Rouergue a décidé de ne pas le rééditer.

Je comprends. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un livre qui vit dix ans en librairie. C'est juste une nouvelle étape.
Qu'il repose en paix, dans la mémoire de ceux qui l'ont lu, dans la bibliothèque de ceux qui l'ont conservé en compagnie de ses frères d'encre. Il aura encore des lecteurs, peut-être : sa vie, somme toute, n'est pas terminée.

Mon premier.  
L'aîné de la famille.
Celui qui m'a ouvert tant de portes, offert tant de rencontres, d'une rive à l'autre de la page écrite.
Celui qui m'a appris la somme de travail et de persévérance qui s'attache souvent, et  ce n'est que justice, à la réalisation des rêves.
Celui qui m' appris que j'avais bien fait de rêver.