mardi 30 novembre 2010

Pensez à vos cadeaux de Noël



C'EST TOUT NOUVEAU.
Vous pouvez dorénavant vous procurer certaines de mes aquarelles en explorant la vitrine ou les cartons de la galerie dijonnaise

L'Encadreur
30 rue Charrue à Dijon 
03.80.30.76.56

Mais aussi, toujours, en me contactant directement par courriel ou téléphone.

lundi 29 novembre 2010

A quoi ça tient, parfois...

"Un moment, j'ai même pensé à abandonner la littérature, mais j'ai acheté par erreur un encrier d'un demi-litre. Il faut donc que j'écrive."
Marcel Aymé

mercredi 24 novembre 2010

De l'écriture

Glané dans une interview de l'écrivain Eric Chevillard — qui paraît-il contemple le ciel depuis le même coin de terre que moi-même. A propos de la quotidienneté de l’écriture : 

— "En effet, j’écris tous les jours, il me faut ce moment paradoxal où je me retire pour faire acte de présence, pour m’éprouver en vie et vérifier que je ne suis pas mort la veille, à mon insu. Je finirai de toute façon par faire cette désagréable surprise, paraît-il."
 
Penser, donc, à vérifier régulièrement que je ne suis pas morte la veille.

mardi 23 novembre 2010

Instructions pour monter un escalier

"Les escaliers se montent de face car en marche arrière ou latérale ce n’est pas particulièrement commode. L’attitude la plus naturelle à adopter est la station debout, bras ballants, tête droite mais pas trop cependant afin que les yeux puissent voir la marche à gravir, la respiration lente et régulière.

Pour ce qui est de l’ascension proprement dite, on commence par lever cette partie du corps située en bas à droite et généralement enveloppée de cuir ou de daim et qui, sauf exception, tient exactement sur la marche. Une fois ladite partie, que nous appellerons pied pour abréger, posée sur le degré, on lève la partie correspondante gauche (appelée aussi pied mais qu’il ne faut pas confondre avec le pied mentionné plus haut) et après l’avoir amenée à la hauteur du premier pied, on la hisse encore un peu pour la poser sur la deuxième marche où le pied pourra enfin se reposer, tandis que sur la première le pied repose déjà. (Les premières marches sont toujours les plus difficiles, jusqu’à ce qu’on ait acquis la coordination nécessaire. La coïncidence des noms entre le pied et le pied rend l’explication difficile. Faites spécialement attention à ne pas lever en même temps le pied et le pied.)

Parvenu de cette façon à la deuxième marche, il suffit de répéter alternativement ces deux mouvements jusqu’au bout de l’escalier. On en sort facilement, avec un léger coup de talon pour bien fixer la marche à sa place et l’empêcher de bouger jusqu’à ce qu’on redescende."

© Julio Cortazar, Instructions pour monter un escalier, Gallimard, trad Laure Guille-Bataillon.

lundi 22 novembre 2010

Carnet de voyage






Durant la première guerre mondiale, le soldat Georges Hugo se bat en Champagne.  Il ne se sépare jamais de son carnet de croquis et dessine sans relâche : l'attaque, l'attente, la boue, les tranchées, les rats, les barbelés... Bon trait de crayon ? Il a de qui tenir : son grand-père se prénomme Victor. "Tenez, ces dessins-là, je les ai faits lors de l'attaque de la ferme Navarin (...) un peu de jus de tabac ou une goutte de café, cela fait une sépia épatante. Avec un peu de pinard on fait un sang magnifique et pour obtenir le ton général du paysage, je délaye un peu de craie accrochée à ma capote." Dans son numéro de  Noël 1916, Le journal L'Illustration  publie ses dessins. Carnet d'un voyage au bout de la nuit.

dimanche 21 novembre 2010

Atelier "carte de voeux"



Ce samedi, à l'Atelier, une demi-journée de stage autour de la préparation de cartes de voeux. Les pères Noël étaient de sortie, ainsi que de petites bonnes femmes inspirées des jolis dessins de Martine Delerm (Papiers de soi). Thé et douceurs également, apportés par les élèves : en novembre, il faut veiller à garder le moral à  défaut de la ligne ! Ce que nous fîmes.

lundi 15 novembre 2010

Les animaux se divisent en...

a.  appartenant à l'Empereur
b.  embaumés
c.  apprivoisés
d.  cochons de lait
e.  sirènes
f.  fabuleux
g.  chiens en liberté
h.  inclus dans la présente classification
i.  qui s'agitent comme des fous
j.  innombrables
k.  dessinés avec un très fin pinceau de poils de chameau
l.  et cœtera
m.  qui viennent de casser la cruche
n.  qui de loin semblent des mouches


(Borges, Enquêtes 1937-1952, La langue analytique de John Wilkins, p144)

jeudi 11 novembre 2010

Carnet de voyage islandais, toujours

C'est très long à mettre en forme, un carnet de voyage. Mais je touche au but et je vais pouvoir passer des heures à le feuilleter, le relire et embêter tout le monde avec ! Youpi...

dimanche 7 novembre 2010

Une page de publicité

L'Atelier Bleu prépare Noël.

Et si on s'amusait à faire nos propres cartes de voeux
en utilisant nos talents ?

Je vous propose de venir passer
un après-midi à l'Atelier
le SAMEDI 20 NOVEMBRE prochain.


Au programme, une activité "Home made with Love".
  Je vous proposerai quelques modèles créatifs de cartes de voeux
à partir desquels vous pourrez, j'espère, vous amuser.
Du matériel (planches de coupe, cutters, couleurs...) sera à disposition.
Un goûter ("Five o'clock tea"...) nous tiendra lieu de récréation.
Quelques renseignements concrets :
Horaires : 14h30 - 18h.
Tarif : un cours ordinaire (soit 15 €)
Places : entre 4 et 10 (après je n'ai plus de chaises !)
Lieu : L'Atelier Bleu est au 7, rue des Mazières à Dijon (bus 18, arrêt Mazières), en haut de la rue de Jouvence.



Si vous êtes intéressé(e), inscrivez-vous par courriel
avant le 11 novembre.
Et si vous avez des talents particuliers pour les gâteaux, je fournis le thé.

On a enfin localisé son siège mondial !

Val de Travers, Jura suisse

vendredi 5 novembre 2010

Bleu

"Ce bleu n'appartient à personne. 
Il n'est ni le bien des hommes, ni le royaume des dieux. Il circule et se répand, distribuant partout la matière mobile de son propre rêve. Le fini et l'inachevé échangent indéfiniment en lui leurs vertus. S'il n'est point d'âme et de principe, au moins existe-t-il ce bleu, toujours près de s'entrouvrir dans la grisaille des jours, offert à quiconque et pour rien.
(...)
Aussi longtemps que nous le pourrons, nous accompagnerons du bout des doigts le temps qui passe."

J.-M. Maulpoix, Une Histoire de Bleu, NRF, Gallimard / Poésie, 2005

lundi 1 novembre 2010

Grosse fatigue



 Voilà ce qu'on peut voir, parfois, le soir, après 30 km de marche le long du Doubs !
Photos garanties sans trucage.