dimanche 22 août 2010

Une bouffée d'immensité


Il y a des jours où l'on repartirait bien se mettre au vert. Se mettre au gris, se mettre au vent, les dents crissantes de sable et de cendre. Ce jour là, un bus nous avait déposés à l'est du volcan Hekkla - qui constituait naguère d'après la tradition l'une des portes de l'Enfer. Nous étions bien à "mille milles de toute région habitée". 
Il s'est mis à pleuvoir. Mes mains gourdes de froid ont maladroitement tenté  d'apprivoiser l'immensité environnante en la réduisant au dimensions du carnet. Impossible. Je suis allée faire du thé.
Quelques minutes après que j'ai posé mes pinceaux, cinquante chevaux à moitié sauvages sont  passés au galop devant la porte. Crinière déployée, muscles roulant sous leur peau brune ou fumée, ils semblaient nés du vent même.
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire